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lundi 9 avril 2012

Agneau du Lot et Garonne aux pruneaux

Edito : Pour ce lundi de Pâques j'avais réservé de l'agneau chez mon fermier. De l'agneau du Lot et Garonne bien sûr, alors le plus bel accompagnement, celui qui ne pouvait que convenir, c'était le pruneau. En entrée c'est de tradition chez nous, les oeufs mimosa au thon sur un lit d'oignons nouveaux et de tomates de Marmande, enfin en dessert des profiterolles et les premières fraises guariguettes.
Une après-midi simple et douce à regarder les rayons du soleil qui se glissent au travers des bouquets blancs de fleurs de cerisier, à humer les lilas. A entendre là-bas dans le lointain les cloches de mon village qui marque le temps, tout le temps, celui qui s'enfuit en nous laissant souvenirs et regrets. Une après-dinée à baguenauder (j'aime ce verbe issu de l'occitan) dans le jardin et le verger à rendre visite aux arbres, au petit étang tout en bas qui nous régale une fois l'an de sa friture, au chemin et ses petites merveilles. En me promenant ainsi le chien sur mes talons je pensais à la très belle phrase de mon ami Pierre Sansot philosophe écrivain (hélas disparu) :

"Flâner, ce n'est pas suspendre le temps mais s'en accommoder sans qu'il nous bouscule."

La flânerie plait au solitaire. Il ne faut pas chercher à stopper le temps mais à s'en faire un allié. Il y a tant de choses à découvrir en ce moment pour nos yeux le renouveau de la nature est là. On ne perd pas son temps, la flânerie et la contemplation sont de proches coussins qui nourrissent notre aventure intérieure.
                                                                                                                                                                   

dimanche 4 septembre 2011

Levée automnale

Les matinées rafraîchissent, sur la campagne, dans le fond des vallons flotte une légère brume. La terre sent bon et semble alanguie sous les labours. Premières sensations automnales, je retrouve la vie que j'aime douce et contemplative. Cette année tout est en avance, avril et mai estivaux ont chamboulé le calendrier des saisons. Espérons que le bonhomme hiver ne montrera pas lui aussi le bout de son nez en avance...
L'envie de retrouver des plats chauds, mijotés nous revient, les parfums et les couleurs s'harmonisent.
On mésestime trop souvent les abats ce sont pourtant des aliments de bonne qualité, pauvres en graisse, il est par contre difficile de trouver une levée complète (coeur, foie, poumons, rate et reins) comme autrefois à moins d'avoir un tripier près de chez soi. Là j'ai trouvé des coeurs et du foie d'agneau et c'est un régal, mais on trouve aussi du coeur et du foie de veau ou de porc.

Pour 4 personnes
2 coeurs d'agneau
500 g de foie
2 cuillerées d'huile d'olive
2 tranches de poitrine fumée
1/2 bouteille de bon vin rouge
1 cuillerée à soupe de farine
1 trait de vinaigre balsamique
sel et poivre
12 petits oignons
500 g de girolles
50 g de beurre
4 grosses figues blanches

1 - Couper le foie et les coeurs en morceaux, ainsi que les 2 tranches de poitrine fumée.
Dans une cocotte en fonte faire chauffer l'huile et faire revenir les petits lardons de poitrine fumée. Ajouter les morceaux de viande que l'on fait saisir, quand la viande se détache du fond de la cocotte rajouter la farine, bien mélanger, puis arroser avec le vin rouge et le trait de vinaigre balsamique. Saler et poivrer. Laisser cuire tout doucement à couvert.

2 - Pendant ce temps, trier les champignons (ne les laver pas brossez-les au pinceau), éplucher les oignons. Mettre une petite casserole d'eau à bouillir et y plonger les oignons pour les blanchir 5 minutes. Dans une poële faire fondre un peu de beurre, faire cuire doucement les girolles et les figues. Faire caraméliser les oignons dans la poële.

3 - Présenter l'assiette avec une figue ouverte en fleur, des girolles, 3 petits oignons et une belle portion de levée.




pour accompagner ce met délicat il faut que le vin le soit tout autant par exemple un vin rouge des caves de BUZET "Le Lys" année 2009 et l'accord sera parfait.

Colchiques dans les prés fleurissent fleurissent
Colchiques dans les prés c'est la fin de l'été
La feuille d'automne emportée par le vent
La feuille d'automne tombe en tourbillonant

                                                                                                      Bonne soirée à tous et toutes...

lundi 11 avril 2011

Navarin de printemps

POUR 6 PERSONNES
PREPARATION : 30 MINUTES
CUISSON : 1 HEURE 45


1,2 kg d’épaule d’agneau désossée
500 g de navets nouveaux
500 g de carottes fanes
18 petites pommes de terre rattes
300 g de petits pois congelés
4 oignons nouveaux
3 gousses d’ail
2 brins de romarin
25 cl de bouillon de légumes
1 cuiller à soupe de concentré de tomate
1 pincée de cannelle
Huile d’olive – sel et poivre
1 grande cocotte en fonte de grand-mère
 
 
1 - Mettre à chauffer dans la cocotte un filet d’huile d’olive et y faire dorer pendant 5 minutes les 1200 g d’agneau coupées en morceaux avec les 4 oignons coupés en 4, ajouter les 3 grains d’ail écrasés, laissé cuire encore 10 minutes. Mouiller avec les 25 cl de bouillon de légumes, porter à ébullition, ajouter la cuiller à soupe de concentré de tomate, 1 brin de romarin et la pincée de cannelle. Laisser cuire 20 minutes.

2 – Peler et couper en tronçon les 500 g de navets, les 500 g de carottes, laver soigneusement les pommes de terre ajouter tous les légumes dans la cocotte, saler et poivrer. Couvrir et laisser mijoter une heure à feu doux.

3 – Ebouillanter les 300 g petits pois surgelés 3 minutes, les égoutter et les ajouter dans la cocotte. Continuer la cuisson pendant 10 minutes.

4- Disposer la viande et les légumes dans un plat chaud avec un brin de romarin frais et un brin de menthe. Passer le jus au chinois et arroser la viande avec. Servir aussitôt.

"Voici un plat que l'on pourra faire en grande quantité pour Pâques on pourra même le cuisiner la veille, le dimanche avec la famille et les amis c'est généreux, goûteux. Pour le lundi en petit comité restreint on fait réchauffer et c'est encore meilleur. Si vous êtes très pressée vous pouvez remplacer les légumes frais par une jardinière congelée (pommes de terre, carottes, petits pois, haricots verts, oignons) mais franchement quand on a la chance d'avoir d'aussi beaux petits légumes de printemps, on sacrifie au rituel de l'épluchage.

J'ai présenté cette recette dans un plat en métal émaillé blanc à bordure bleu, ma belle-mère utilisait fréquemment ce genre de plat pour les gratins au four à bois, mais celui-ci n'est pas à elle, je l'ai trouvé sur un vide grenier samedi et négocié pour 0,50 cts d'euro, il a été "égrigné" sur le bord, mais cela le rend encore plus attachant, j'aime les objets qui ont un passé...."

Avec ce plat  très classique mais qui plaît à tout le monde, je vous propose de servir un vin de Bourgogne.

vendredi 8 octobre 2010

Souris d'agneau à la paysanne




 Il n'est pas toujours facile de trouver 3 ou 4 souris en même temps, il faut prévoir et les faire réserver par son boucher. Mais ce morceau qui est en fait le manche du gigot est absolument délicieux et il se suffit à lui-même. Cette méthode de cuisson en cocotte au four lui conserve tendresse, moelleux, l'ail et le thym en révèlent le goût délicat.





1- Faire fondre dans une cocotte en fonte (attention il faut que les poignées et le bouton du couvercle soient aussi en fonte) les 50 g de beurre avec les 3 cuillerées d'huile d'olive. Quand la matière grasse est chaude, réduire le feu et mettre les souris à dorer.

2 - Nettoyer la tête d'ail mais n'enlevez pas la dernière pelure des gousses (on dit qu'il faut garder la chemise).

3 - Mettre les gousses d'ail dans la cocotte, saler et poivrer, une petite pincée de piment d'Espelette, rajouter les brins de thym. Mettre le couvercle de la cocotte. Mettre la cocotte au four pour une cuisson d'une heure à Th 6 soit 180°

4 - Pendant ce temps faire cuire avec la peau 1 kilo de pommes de terre rattes à l'eau ou au cuit vapeur. Épluchez-les.

5 - Quand les souris sont cuites présenter dans une grande assiette avec les pommes de terre, accompagné d'une salade voila un repas complet savoureux.

Je vous propose de découvrir un vin auvergnat "la ficelle" de Saint Pourçain sur sioule
Sa dominante de Gamay   frais et fruité lui confère une   robe couleur cerise . Son nez est puissant, très fruité (cassis, fruits rouges, kirsch), légèrement épicé et poivré.. Vin convivial par excellence qui s’apprécie à l’apéritif, évidemment sur les charcuteries et les viandes grillées, mais aussi avec la cuisine méditerranéenne. A boire frais 12°C, dans l’année.

Compter autour de 6 euros la bouteille. Et puis vous collectionnerez la bouteille, car elles sont très jolies, chaque année c'est un dessinateur humoristique qui s'y colle...!
Je vous souhaite une belle soirée, profitez du beau temps l'été indien s'achève...

jeudi 16 septembre 2010

Goulasch hongrois [No cholestérol]

Après le paprikache de pomme de terre, voici le goulasch hongrois habituellement on prépare ce plat avec du bœuf à braiser, mais là j'ai eu envie de le faire avec du veau dont la viande est moins grasse. J'ai aussi remplacé le saindoux d'origine animal par l'huile d'olive, et j'ai allégé le bouillon de bœuf avec une seule tablette au lieu de deux. Donc cette recette convient très bien pour ceux qui ont comme moi des problèmes de cholestérol. D'ailleurs je signalerais désormais dans le titre des recettes celles qui sont pauvres en cholestérol [no cholestérol], afin d'aider ceux qui ont ce petit souci.
Les autres bien sûr peuvent faire la recette authentique avec bœuf et saindoux et mettre deux tablettes de bœuf pour le bouillon.
Je compte 125 à 150 g de viande par personne et non pas 200 à 250 g comme beaucoup de recettes qui poussent à la consommation de viande, si l'on veut compléter le plat on peut servir des haricots verts revenus à la poële et  citronnés.
Ce plat est convivial et facile à souhait. Il est parfait pour les jeunes couples pas très riche qui veulent inviter la grande tablée de copains, il suffit de doubler les quantités.


1 - Je commence par nettoyer les 500 g de viande de veau, j'enlève toutes les petits parties grasses, j'essuie les morceaux de viande dans du papier absorbant.
2 - J'épluche les 600 g de pommes de terre et je les coupe en gros cubes.
3 - Je nettoie le poivron rouge en ôtant les graines et les filaments après l'avoir lavé et essuyé. Je le coupe en morceaux
4 - je lave les 2 tomates, j'ôte le pédoncule, je les coupe en 4 et j'enlève les graines. Je conserve l'eau de végétation.
5 - J'épluche et je coupe en rondelles les 2 gros oignons.
6 - Je prépare un litre de bouillon de bœuf à l'aide d'une tablette, et je rajoute l'eau de végétation des tomates, par contre  je jette les graines.
7 - Dans une cocotte en fonte (ou une mijoteuse électrique), je fais fondre la matière grasse 40 g de saindoux ou 4 cuillerées d'huile d'olive, quand elle est chaude je mets les oignons à rissoler quelques minutes, je rajoute les cubes de viande. Je saupoudre avec les 2 cuillerées à café bombées de paprika. J'ajoute la petite boîte de concentré de tomate (l'équivalent en fait de deux cuillerées à soupe) je mélange.
8 - Je mouille avec les 100 cl de bouillon de bœuf , j'assaisonne avec le sel et le poivre et le cumin. Je laisse mijoter 50 minutes à couvert à feu doux.
9 - Au bout de ce temps, je rajoute les 600 g pommes de terre en cubes, les tomates et le poivron. Je continue la cuisson 30 à 40 minutes à couvert. Je sers bien chaud saupoudrer de feuilles de menthe hachées. Je sers à part de la crème fraîche épaisse dans une petite jatte pour les gourmands.

Salade de mado la niçoise
Idée Menu bistrot :

  •  Salade niçoise
  •  Goulasch hongrois
  •  Fromage de chèvre
  •  Et raisins muscat de France

Et si on ouvrait une bonne bouteille
Un vin rouge hongrois avec pour cépage principal et unique le Merlot
Un vin qui a déjà 5 ans, rond en bouche, avec une note florale.
Ce qui est étonnant c'est le goût qui reste en bouche après absorbtion, comme si on marchait dans une forêt en Automne.
Il vous en coutera 9,20 euros




Je vous souhaite une bonne journée
A la Mer
A la ville
A la Montagne
A la Campagne

samedi 26 juin 2010

Duo de canard


Il faudra pour 4 personnes

20 aiguillettes de canard
1 oignon doux des Cévennes
1 tranche de ventrèche
1 verre (12,5 cl) de vin blanc
1 verre (12,5 cl) de vin cuit genre « Ambassadeur »
1 kg de pomme de terre
Du fromage râpé
50 g de beurre
Sel et poivre

1. Couper chaque aiguillette de canard en 3.

2. Dans un sautoir faire revenir dans un peu de graisse de canard un oignon émincé et quelques lardons de ventrèche.
Faire sauter rapidement les aiguillettes. Mouiller avec un bon verre de vin blanc, faire réduire de moitié, verser le vin cuit poursuivre la cuisson 2 à 3 minutes et éteindre la flamme. Placer un couvercle et réserver.

3. Éplucher les pommes de terre les faire cuire à l’eau ou à la vapeur. Faire un écrasé de pommes de terre, saler et poivrer.
4. Dans des plats individuels allant au four, répartir le canard, sur le dessus mettre une couche d’écrasé de pomme de terre, un peu de fromage râpé et quelques noisettes de beurre.
Mettre à four chaud th 7 en position haute pour faire gratiner.

5. Pendant ce temps préparer la salade, assaisonner d’une sauce vinaigrette toute simple.

6. Pour servir choisir de grande assiette, placer un peu de salade assaisonnée, un morceau de foie gras, déposer un plat de Parmentier de canard et terminer par un trait de vinaigre balsamique réduit en sirop.

Pour accompagner ce délice  de canard, je vous propose un vin de Buzet.Un  grand vin de tradition à la robe roséeUne saveur fruitée, longue en boucheIl faut compter 6 euros la bouteille

jeudi 22 avril 2010

Lapin aux herbes de Provence



uand on part de Lyon pour se rendre à Marseille afin d’aller vers le soleil, on dit qu’on descend dans le sud, si on va à Lille on monte dans le nord, ça c’est pour l’hémisphère nord. Mais quand on vit à Santiago au Chilli on monte dans le nord du pays pour trouver la chaleur, car si on descend au sud, il fera de plus en plus froid. Finalement tout cela est subjectif puisque c’est une ligne imaginaire qui régit tout cela : l’équateur. J’ai toujours trouvé cela très drôle… ! Un chti y perdrait son accent : du nord , évidemment… !
A côté de Valensole se trouve une charmante petite ville Riez. C’est une cité très ancienne datant du 1er siècle après Jésus-Christ on y trouve des vestiges de l’époque romaine. Son marché était remarquable, j’espère qu’il l’ait toujours. On y trouvait beaucoup d’artisans authentiques travaillant le cuir, la terre, la lavande et des produits gastronomiques de qualité, fromages, miel de lavande, charcuteries, mais surtout des légumes et des fruits splendides. Le marché fini, le couffin rempli on allait se régaler le palais à l’ombre des platanes, d’un rosé bien frais accompagné d’olives épicées, les turfistes remplissaient leurs grilles de PMU, on était si bien en cette fin de printemps, on serait bien rester encore un moment à faire les larmuses au soleil, mais il fallait s’occuper de cuisiner le lapin.

Curieusement, alors que dans le reste de la France les ventes de lapin sont en baissent, en Provence la viande de lapin est très prisée, je dirais que c’est 50/50 par rapport au poulet. Au moins une ou deux fois par mois on cuisine le lapin. La viande de bœuf est souvent réservée au Dimanche.
Elevé en petit nombre sur de vastes étendues les lapins ont la viande parfumée de thym, de sarriette, de serpolet et de romarin.

 1 lapin de 1,8 kg
 3 cuillères à soupe de moutarde
 4 cuillères à soupe d'huile d'olive
 Thym de Provence,
 3 feuilles de laurier
 Une dose de safran
  une branche de romarin
 8 à 10 croûtons de pain dur
 8 gousses d'ail
 Gros sel, poivre
 Un verre de vin blanc sec
Quelques olives …

1. Allumer le four pour le préchauffer (thermostat 6-7). Réserver le foie. Mettre le lapin entier dans un plat allant au four. Le badigeonner généreusement de moutarde et d'huile d'olive. Saupoudrer de gros sel et poivrer. Mettre la dose de safran sur le lapin.
2. Sur le lapin ainsi préparé effeuiller le thym de Provence, le laurier et le romarin. Frotter les croûtons de pain avec 2 des gousses d'ail et les mettre le plus possible dans la cavité abdominale du lapin. Y mettre aussi les 6 gousses d'ail restantes non épluchées. Ajouter un verre d'eau et les olives.
3. Placer le plat dans le four chaud pour 40 minutes environ à thermostat 7. Arroser deux ou trois fois avec le jus de la cuisson. Six à sept minutes avant la fin de la cuisson, ajouter le foie dans le plat et arroser avec le vin blanc.
4. Sortir le lapin du four, le découper en cuisine et placer les morceaux avec les croûtons de pain dans un plat de service. Le meilleur accompagnement que je connaisse à ce plat ce sont les petites pommes de terre nouvelles que l’on appelle grenaille, bien lavées et essuyées dans un linge propre, rôties à la poêle dans de l’huile d’olive, la peau craquante, la chair moelleuse, on agrémente ce repas de roi d’un rosé frais du domaine des demoiselles et on laisse couler le temps puisque de toute façon l’infatigable Cronos ne s’arrête jamais.

Les petites pommes de terre nouvelles « grenaille » n’étant pas encore arrivées j’ai accompagné mon lapin de carottes, logique les lapins les adorent… !
Je vous souhaite une belle journée, au bureau, dans les parcs, dans votre jardin, que le soleil vous caresse le bout du nez...

lundi 19 avril 2010

Toupinade de veau de Valensole




orsque j’habitais la presqu’île de Saint-Tropez, la saison touristique était une véritable épreuve, c’est pourquoi nous avions acheté une petite maison à Valensole, pas très loin de Manosque. Ainsi chaque fin de semaine nous pouvions nous évader vers les Hautes-Alpes. Notre maison se situe en contrebas de l’église. Nous avions pour voisins le menuisier à la retraite, un berger à la retraite lui aussi, une famille marseillaise, d’ailleurs beaucoup de marseillais ont des pieds à terre dans l’arrière pays.
Après le repas de midi, la sieste était sacrée, le village sommeillait. Puis vers les quatre heures, les gens sortaient traînant derrière eux une chaise paillée. On s’installait à l’ombre d’un mur sous un énorme tilleul bruissant d’insectes. Les femmes sortaient de leur panier les ouvrages en cours, tricot couture ou broderie. Peu après arrivait Batiste le berger, il s’asseyait dans sa posture favorite, jambes légèrement écartées, la canne sur le devant et les deux mains posées dessus, son chien toujours sur les talons. Peu à peu j’ai apprivoisé tous ces gens, en baragouinant quelques mots de provençal que j’étudiais à l’époque (aujourd’hui je le parle bien mieux). Les vrais provençaux sont distants, ils ne se lient pas facilement.
La conversation glissait souvent vers la cuisine, en ce domaine Baptiste m’étonnait énormément.
- Alors Monsieur Baptiste qu’avez-vous préparé pour votre midi ?
- Ah, je me suis régalé d’une toupinade de veau, petite, le boucher m’avait gâté, avec des pommes de terre,   des oignons, des herbes, c’était un régal cette viande…
Il m’appelait « petite » non point à cause de ma jeunesse mais de ma taille. Il faut dire que lui mesurait presque un mètre quatre-vingt dix et malgré ses 75 ans il était droit comme un I.
J’osais le : et comment faites vous cela ? Il se lançait de suite dans une description imagée et c’était magnifique. Je prenais souvent des notes. Puis un jour il est arrivé avec un petit cahier qu’il m’a tendu fièrement.
- C’est les recettes de ma pauvre mère dit-il.
J’avais dans les mains un trésor. Une écriture fine, élégante et serrée. Avec de belles majuscules toutes rondes. Chaque recette était séparée par une frise colorée comme on faisait autrefois dans nos cahiers d’écolier. Sur la première page un nom Marie Veyras une année 1927. Les recettes n’étaient pas triées. Sur les pages on voyait des petites taches.
Ce cahier a bien servi.
Baptiste m’a autorisé à photocopié le précieux document.




La Toupinade de Baptiste

• 1,250 kg de veau dans la noix ou l’épaule désossée.
• 2 cuillerées à soupe de farine
• 1 kg de pommes de terre
• 300 g d’oignons
• 3 gousses d’ail
• 1 gros bouquet garni (thym, laurier, romarin)
• 5 cl d’huile d’olive
• 15 cl de vin blanc sec
• 15 cl d’eau
• La pointe d’un couteau de poivre
• Du persil plat

1. Faire couper la viande par le boucher en cubes de 4 à 5 cm de côté.
2. Eplucher les pommes de terre, les essuyer dans un linge propre.
3. Fariner les morceaux de veau (voir ma méthode).
Dans une grande cocotte en fonte, faites chauffer l’huile d’olive. Dorer les morceaux de viande à feu vif, puis réserver-les dans une assiette chaude.
4. Dans le reste d’huile mettre les rondelles d’oignons à dorer en les remuant plusieurs fois. Saler et poivrer, ajouter l’ail haché et le bouquet garni.
Sur le lit d’oignons déposer les morceaux de veau et les pommes de terre coupées en morceaux.
5. Mouiller avec le vin et l’eau. Laisser démarrer l’ébullition. Pendant ce temps préchauffer le four Th -6 soit 180°. Couvrir la cocotte, mettre au four pour 1 heure 15.
Servir rapidement après avoir parsemer de persil.

Avec une salade verte et un fromage de chèvre, quelques figues en compotée, vous aurez un repas aux saveurs du Sud.

Enfin je vous rappelle que si cette année vous faites une excursion dans cette région n'oubliez pas de vous offrir ce livre :
"La Cuisinière Provencale" de JB Reboul c'est la bible de la cuisine provençale.

Le plateau de Valensole
Astuce :  Pour fariner une viande ou des poissons : mettre la farine dan un sac plastique, mettre la denrée avec, gonfler le sac avec la bouche le maintenir serré et remuer bien dans tous les sens, La viande ou le poisson seront farinés juste ce qu'il faut, et il suffit ensuite de mettre le sac à la poubelle.

A la demande de Tiuscha, voici la signification du mot toupinade :

C'est du provençal. Le toupin désigne un pot en terre cuite, un coquemar, un pot-au-feu, donc ce qui cuit dans le toupin s'appelle par extension une toupinade, généralement le toupin est mis directement dans les cendres, près des braises. Le verbe toupinéja (prononcé toupinédja) signifie cuisiner, festiner. La toupino est un pot à deux anses, une petite jarre, ou encore un pot à vin.

mardi 16 mars 2010

Tajine d'agneau aux dattes

Le pain oriental...

Fatima a étendu sur le sol la vieille couverture et posé le grand plat épais en terre cuite. Elle mesure la quantité de semoule qu'elle tire d'un grand sac. Dans un bol elle a émietté la levure de boulanger et mélangé à celle-ci un peu d'eau sucrée, bientôt de grosses bulles se forment à la surface. Dans la vieille bouilloire noircie l'eau a tiédi. A genou, elle creuse un trou au centre de la semoule, dans un élégant mouvement de mains. Elle verse le contenu du bol. La levure dégage une odeur âcre de fermentation. Elle commence à mélanger d'une main, de l'autre elle a empoigné la bouilloire et verse lentement l'eau tiède. Quand le pâton est formé, ses mains expertes pétrissent, les mouvements sont ancestraux, mille fois répétés. Les mains, comme de blancs oiseaux, glissent, malaxent, rassemblent donnant une élasticité onctueuse à la pâte, la paume écrase, les doigts caressent. Le long des tempes de Fatima une goutte glisse, elle descend le long de la joue et finit dans la pliure de ses seins. Fatima en riant me dit : C'est ça les larmes du pain!
Pour finir Fatima forme une boule qu'elle aplatit avec tendresse et qu'elle asperge d'une poignée de semoule, elle effleure de la main le fruit de son travail.
 Je lui demande à quoi elle pense quand elle pétrit, elle me regarde, son visage s'illumine : A celle qui m'a apprit à faire le pain : ma mère !
Posé sur un morceau de tissu, couvert d'une couverture, le pain va pousser, Fatima glisse le plateau dans le bas du placard de la cuisine, en riant elle me dit : "Il faut qu'il ait chaud et surtout pas de courant d'air". Deux heures après elle enfourne dans le four bien chaud le pain qui a prit une forme de colline douce, une odeur sublime envahit la petite cuisine.

 1. Couper la viande en gros cubes, l’éponger dans du papier absorbant. Dans une cocotte en fonte faire fondre à feu doux les 40 grammes de beurre avec l’huile, mettre les morceaux de viande et les faire revenir de tous côtés, mais toujours à feu réduit (la viande d’agneau est une viande délicate ne pas piquer les morceaux utiliser plutôt une pince à spaghettis pour les manipuler). Quand les morceaux ont doré, les retirer de la cocotte.
2. Eplucher et couper fin les oignons. Eplucher l’ail, fendre les gousses en deux retirer le germe. Faire revenir dans la cocotte les lardons quand ils sont un peu grillés mettre l’oignon, l’ail et les aiguilles du romarin coupées finement. Déglacer au vin blanc. Laisser réduire. Rajouter la viande, les dattes, les olives et arroser avec le bouillon de bœuf. Saler et pimenter à votre goût pour équilibrer le goût sucré des dattes.
3. Couvrir et mettre cuire pendant 1 heure à feu très doux. (personnellement je mets la préparation dans le plat à tajine et je fais cuire sur la plaque électrique du wok)
4. Accompagner de pâtes fraîches ou de pommes de terre vapeur saupoudrées de menthe ciselée, pour le pain choisir un pain oriental.

L’accord avec le vin : un Irouléguy « Arrola » 2006

Je vous souhaite un beau mardi lumineux et tendre comme le pain de Fatima

vendredi 5 mars 2010

Sauté d'Agneau

Pour 4 personnes :
250 g de collet d’Agneau sans os
800 g d’épaule d’Agneau
300 g de carottes
200 g d’oignon doux ou d’oignons nouveaux
2 branches de cèleri
4 gousses d’ail
4 cl de cognac
½ litre de vin blanc
½ litre d’eau froide
1 feuille de laurier
De l’huile d’olive
Sel et poivre



Pour la viande j’avais dans mon colis  Paysans.fr, 2 épaisses tranches de gigot. Elles méritaient vraiment un traitement spécial. Il faut toujours sortir la viande du réfrigérateur au moins 1 heure avant de la cuisiner. Ce plat s’accompagne à merveille avec des petits pois (tirés du congélateur)et des pommes de terre. Un avant goût des jardinières de printemps, quand arriveront les légumes nouveaux. Ah ce printemps, ce beau jeune homme vêtu de vert, aux cheveux blonds, aux mains blanches comme on l'attend...!

1. Couper la viande d’agneau en gros morceaux.
2. Saler et poivrer la viande, frotter bien pour faire pénétrer et laisser agir.
3. Pendant ce temps, éplucher les carottes, les oignons, couper le cèleri, éplucher les gousses d’ail.
4. Dans une cocotte faire chauffer l’huile. Y faire dorer les morceaux de viande. Mettre tous les légumes. Bien mélanger.
5. Verser le cognac, le vin blanc et l’eau. Mettre la feuille de laurier, les gousses d’ail, couvrir la cocotte et faites cuire 60 minutes à petits ploc ploc.

Associer avec un vin de Madiran : Château de Crouseilles 2005 ou encore un coteau du Languedoc Pic Saint-Loup (AB)

Le soleil est de retour, le ciel est bleu, les yeux jaunes du pissenlit éclairent la verdure, il fait frais mais si beau.
Je vous souhaite une douce journée, déjà vendredi...on pense au repas dominical, on va se retrouver en famille entre amis, les cuisines sentiront bon, et les poutous claqueront comme volets au vent. Si vous allez au ski soyez prudents, prenez soin de vous goûtez la vie comme une fête.

lundi 22 février 2010

Sauté de veau aux carottes

 Quel satisfaction de vous retrouvez. Je ne sais plus qui exactement parlait il y a peu, de la quasi adviction du blog. C'est un peu vrai, mais j'imagine qu'être privé de ses ami(e)s réel(le)s est aussi frustrant que d'être éloignée de ses ami(e)s virtuel(le)s. Je vais avoir bien des lectures pour rattraper mon retard, il doit y avoir dans ces messages une tonne de découvertes, de bonne humeur et de petites histoires...

Voici une recette de bistrot très connue que j'ai revisitée pour qu'elle soit plus légère, mais qu'elle garde sa saveur et sa générosité.

  1. On coupe la viande en gros cubes, on l’assèche dans un torchon propre ou du papier essuie-tout. Dans le sac en plastique on verse la cuillerée de farine, puis on y met les cubes de viande. On gonfle le sac en soufflant dedans et on le maintient fermé, on secoue en tous sens pour que les morceaux de viande soient bien enrobés de farine. Cette méthode permet d’avoir des cubes de viande bien farinés mais sans excès de farine.
  2. Dans la cocotte on verse les cuillerées d’huile que l’on fait chauffer, puis on fait revenir les morceaux de viande farinés en les retournant souvent pour qu’ils soient dorés. On les retire puis on les réserve.
  3. On prépare le fond de veau avec une cuillerée à café de concentré et 10 cl d’eau chaude.
  4. A présent on remplace la viande par les oignons coupés fins, quand ils sont translucides, on remet la viande dans la cocotte, on arrose avec le vin blanc et le fond de veau. On ajoute le laurier et le thym, On assaisonne sel et piment d’Espelette. On couvre la cocotte et on laisse cuire une heure à feu doux.
  5. Pendant ce temps on épluche, lave, et découpe les carottes en bâtonnets. On les met dans une sauteuse et on les couvre juste d’eau. On fait cuire à petits bouillons, jusqu’à évaporation de l’eau, mettre le beurre et finir la cuisson en enrobant les bâtonnets de carottes.
  6. Servir le veau entouré des carottes, avec quelques branches de cresson.
Servir avec ce plat un vin de côtes du Rhône Crozes Hermitage par exemple : fine fleur de Crozes 2006




 
 Au coeur de mon village...petits bonheurs de la vie à la Campagne

lundi 1 février 2010

Les cocottes de veau au raisin

Il y a peu Sacha (du blog le journal gourmand de Sacha) nous rappelait la règle des 5  ici. Il ne s’agit pas du club des 5 (Claude, Annie, François, Michel et Dagobert) qui ont ravi notre enfance, non il s’agit d’une règle en cuisine : les 5 ingrédients principaux.
Je n’ai jamais suivi d’école de cuisine, j’ai appris en regardant faire mon père (qui fut pendant quelques années de sa jeunesse commis cuisinier chez les Jésuites), en observant aussi ma Belle-mère qui était une remarquable cuisinière et a tenu bien avant l’heure une ferme-bistrot-auberge, ma curiosité m’a aidé, mes lectures aussi, mais depuis toujours cette règle des 5 me semble primordiale par son évidence.
Plus on multiplie les ingrédients, et plus on risque l’erreur de mariage, alors je sais que certains plat complets sont de grandes réussites : le couscous, la paëlla, entre autres, mais il est vite facile de déraper en voulant faire bien, dans le sens du plus, on « écrase » les saveurs, et nos papilles ne s’y retrouvent pas. C’est surtout valable pour la création d’une recette, mais aussi pour la cuisine de tous les jours.

La cocotte de veau au raisin, est un plat de copains, que l’on peut faire à l’avance, plus c’est réchauffé meilleur c’est. En été on remplace bien entendu la boîte de tomates par des tomates fraîches les olivettes de plein champ.

1. Mettre tremper les raisins de Corinthe dans de l’eau tiède.
2. Eplucher les carottes, les oignons, les couper en petits dés, faire de même pour les branches de cèleri en gardant uniquement la partie branche, utiliser la partie feuille pour la soupe du soir.
3. Couper la viande de veau en gros cubes.
4. Faire griller les pignons à sec dans une poêle antiadhésive. Réserver.
5. Faire chauffer à feu modéré 3 cuillerées d’huile dans la poêle, y faire revenir pendant 5 bonnes minutes les légumes, oignons, carottes, cèleri, bien remuer. Verser le tout dans la cocotte en fonte.
6. Dans la poêle faire fondre la moitié du beurre avec la dernière cuillerée d’huile. Quand le beurre chante, mettre les cubes de viande que l’on fait dorer de tous les côtés, puis les mettre dans la cocotte avec les légumes.
7. Ouvrir la boîte de tomate et la verser sans la cocotte.
8. Verser le vin blanc, saler et poivrer. Fermer la cocotte, à l’ébullition baisser le feu et laisser mijoter pendant 1 heure 30.
9. Egoutter les raisins et les mettre dans la cocotte. Ajouter le beurre restant et laisser à découvert pour que la sauce devienne onctueuse.
10. Répartir dans les petites cocotes, parsemez de pignons grillés et accompagner de riz blanc.

On peut très bien préparer ce plat à l’avance et faire réchauffer dans les petites cocottes pour le soir. Un plat à partager entre copains avec une belle salade et des crêpes…

Avec ce plat un vin des coteaux d'Ardèche convient bien.


Je vous souhaite une belle et bonne journée...à la Campagne, à la Mer, à la Montagne!

dimanche 25 octobre 2009

Blanquette de Veau

Dans une émission qui s'appelle " Bon et à savoir" diffusée le 10 octobre 2009 sur M6, j'ai vu réalisé une blanquette de veau qui m'a mis l'estomac à l'envers, de pauvres morceaux de viande de veau, cuits à l'eau, recouverts d'une sauce blanchâtre et garnis de quelques légumes tristounets. J'ai bondi, je me suis dit que c'était impossible, que l'on ne pouvait pas laisser se perpétrer un tel crime de mal bouffe, qu'à la face de la planète gastronomique francophone on ne pouvait tolérer que le plat favori de la France et des français soit ainsi abaissé à ce vulgaire brouet. Alors j'ai réagi, dans le grenier je suis montée, après avoir manipulé des tonnes de carton j'ai trouvé celui qui contenait mes bouquins de cuisine des années 80, et là Dieu merci je l'avais bien gardé : Le Livre, Le Paul Bocuse paru en 1986  aux éditions Flammarion : Bocuse à la carte...menus pour la table familiale. C'est lui qui m'a appris à faire ce plat que des générations de français ont saucé en se léchant les cinq doigts et le pouce.
En ce dimanche 25 octobre 2009 il est grand temps de remettre les pendules à l'heure....à mais ! (Mdr)

Il vous faudra dans le couffin :
 300 g de tendron de veau
 300 g d’épaule de veau
 300 g de collier
 50 g de lardons
 4 carottes
 4 petits oignons
 1 branche de céleri
 2 gousses d’ail
 35 cl de bon vin blanc
 50 cl d’eau
 300 g de champignons
 1 jaune d’œuf
 2 cuillerées à soupe de crème fraîche
 30 g de beurre
 2 cuillerées à soupe d’huile d’olive
 2 clous de girofle
 1 bouquet garni
 Quelques baies roses
 1 petit verre de porto blanc (c’est ma touche personnelle)
 Du sel de mer (Oléron pour moi)
 Du persil plat

Comment procède-t-on ?
On commence par éplucher laver et couper tous les légumes : carottes, champignons, oignons ail, herbes et épices.
Dans une cocotte en fonte on fait fondre le beurre dans l’huile d’olive. On met à rissoler les petits lardons,

on découpe la viande en gros morceaux (on enlève surtout pas les petits os et les cartilages ce sont eux qui donnent le côté gélatineux).
On met les morceaux de viande à colorer, on sale et on poivre légèrement. On fait bien dorer partout.


On ajoute les carottes coupées en sifflet, les oignons coupés en deux, les gousses d’ail pelées et écrasées avec le plat du couteau.


On ajoute aussi les herbes et aromates : 2 clous de girofle, thym et laurier, cèleri et 2 brins de persil.

On mélange et on laisse étuver le tout brièvement sans couvrir.


On saupoudre d’une cuillerée à soupe de farine. On mélange, on laisse un peu prendre couleur, puis on arrose avec le vin blanc et l’eau. On laisse tomber dans la cocotte quelques baies roses.


On porte à ébullition, on écume si nécessaire, on couvre et on laisse mijoter tout doucement pendant 1 heure à petits plop plop.


On retire la viande et les légumes que l’on met dans une autre cocotte, on passe la sauce au chinois au-dessus de la cocotte contenant les viandes, on ajoute les champignons entiers nettoyés et on laisse cuire 5 minutes après la reprise de l’ébullition, si cela semble nécessaire on peut rajouter un peu d’eau. On poivre encore une fois après avoir goûté. On retire du feu.

On bat ensemble à la fourchette un gros jaune d’œuf, la crème fraîche et le petit verre de porto blanc.
On mélange cette liaison avec la viande, hors du feu. On remue bien.
On dispose sur un plat ou à l’assiette en saupoudrant de persil haché.


On accompagne de riz blanc ou comme moi de riz complet.

Je sers aussi avec, de larges tranches de pain de campagne saupoudrées de parmesan, que je fais grillées au four.

Astuces : En cette période j’utilise des oignons roses de Roscoff au parfum raffiné. Et pour les champignons on peut prendre une boîte de champignons de Paris entier, mais frais c’est bien meilleur. Choisissez aussi un bon vin blanc, ici j’ai mis un bordeaux blanc d’un petit récoltant. On peut démarrer entièrement au beurre si on aime ça, dans la cuisine lyonnaise traditionnelle le beurre et la crème entière sont des incontournables.



Avec ce plat un vin léger, moi j'ai jeté mon dévolu sur un Buzet Lys Blanc de 2006.
Et puis il suffit de savourer, la fenêtre de la cuisine est grande ouverte, finalement le ciel s'est éclairci et le thermomètre grimpe au-dessus des 20°. Les petits oiseaux s'égosillent dans de joyeuses disputes, mes chats se lavent sur le rebord de fenêtre, on entend les petites grenouilles vertes dans la haie de laurines.
Dans mon verre un floc de Gasgogne à la belle robe jaune m'ouvre l'appétit, encore une belle journée dans la campagne Lot et Garonnaise....

LA SALADE ÉCARLATE DU LOT ET GARONNE

Les ingrédients Une salade verte batavia ou laitue Une grosse tomate noire bio de Crimée Du magret séché Quelques fraises rond...