vendredi 17 avril 2009

Filet de porc, sauce canneberges, et son légume

Cranberry ou Canneberges ? Moi je préfère canneberges, ça me fait penser à de grands roseaux qui se balancent au long des berges du Saint-Laurent, mais mon image est loin de la réalité. Car en fait la canneberge est un arbrisseau qui croît dans les tourbières des régions froides. Sa présence caractérise les sols à sphaignes, imbibés d'eau, et c’est une petite plante qui atteint 30 cm, mais chose non négligeable elle peut vivre 100 ans. J’apprécie son goût acidulé qui se rapproche de la myrtille. Mais c’est aussi un petit fruit utile à nos voies urinaires, alors usons et abusons des canneberges, et merci à nos amis Québécois de nous l’avoir faite découvrir. On trouve la canneberge séchée en France, et j’espère que bientôt nous les trouverons congelées. Je sens que je n’ai pas fini de décliner ce petit fruit à toutes les sauces… !
Filet de porc en tranches de 1 cm Du beurre et de l’huile d’olive 1 tasse de canneberges ¾ de tasse d’eau ¼ de sucre roux 1 cuillerée de farine de Maïs 5 cl de jus d’orange Eponger les morceaux de filet de porc sur du papier absorbant. Dans la poêle faire fondre et chauffer le beurre et l’huile. Faire cuire la viande (autrefois on faisait cuire le porc assez longtemps à cause des parasites éventuels. De nos jours la viande de porc est parfaitement saine et contrôlée, il n’est donc pas nécessaire de la faire cuire de trop. Elle sera d’ailleurs plus moelleuse) Saler et poivrer en fin de cuisson. Réservez. Dans une casserole à fond épais, mettre les canneberges, l’eau. Porter à ébullition. Mettre le sucre, baisser le feu et laisser cuire 15 minutes. Pendant ce temps délayer la cuillerée de farine de maïs dans le jus d’orange. Verser dans les canneberges et laisser cuire encore une minute le temps que cela épaississe. J’ai accompagné avec des flageolets aux lardons, mais une bonne purée maison ira aussi très bien. Avec cette petite sauce acidulée je sers un rosé de Bandol

mercredi 8 avril 2009

Voici mon coin de Paradis

blanc du cerisier, jaune du champ de colza, vert du blé nouveau, les trois couleurs de Pâques, couleurs de la résurrection, du renouveau. Comme le dit si bien Lulu Sorcière le cerisier est arbre de promesses, d'autant que j'adore ce petit fruit chanté par les poètes, mais il est bien court le temps des cerises, il faut donc en profiter.

Chaque année j'attends aussi avec impatience l'arrivée des petites pommes de terre nouvelles, voilà comment je les aime : une fois bien lavées, je les mets dans un grand plat allant au four avec du thym et du romarin quelques gousses d'ail en chemise des grains de sel et une rasade d'huile d'olive vierge de Puget. Je crois bien que je pourrais me relever la nuit pour en manger. En compagnie d'un bon poulet de ferme et d'une salade...le bonheur ! Le bonheur est dans le pré...cours y vite, cours y vite...!

mardi 7 avril 2009

Menus de Pâques

Dans son magnifique blog http://lesrecettesdhenriette.blogspot.com/ Henriette vous propose son menu de Pâques avec toutes les recettes. Quant à moi je me ferais un plaisir de vous donner (à votre demande) les recettes des 4 menus proposés, et je vous souhaite le plus beau des repas pascal...

Boudin aux pommes en forme de Cake

Emporter du boudin aux pommes pour un déjeuner sur l'herbe serait une bonne idée, mais ce ne serait pas très pratique. Alors pourquoi pas un cake boudin aux pommes, que l'on peut couper en tranche facilement. J'ai tenté et ma foi c'est très bon. C'est un grand classique de la cuisine du Sud-Ouest boudin à la crème, boudin aux oignons, que l'on sert avec des pommes ou bien une belle purée maison. Le fait de faire cuire le boudin dans une gangue de pâte renforce son goût et son parfum. 300g de boudin à la crème ou aux oignons 3 grosses pommes golden 1 oignon doux 150g de farine tamisée 3 oeufs 10 cl d'huile 20 cl de lait 1 sachet de levure chimique sel et poivre une pincée de romarin quelques graines de pavot Pelez et couper les pommes en tranches.Pelez et émincer l'oignon, puis le faire revenir dans une poêle avec un peu d'huile.Lorsqu'il est un peu fondu, ajoutez les pommes et laisser un peu colorer.Parsemez de romarin. Mettre de côté. Enlevez la peau du boudin, le couper en morceaux et les fariner légèrement. Dans une terrine cassez les oeufs et les battre avec du sel et du poivre. Ajoutez au mélange l'huile et le lait, puis la farine et la levure.Incorporez délicatement le boudin. Dans un moule à cake, versez la moitié de la pâte, recouvrir de pommes et ajoutez le restant de pâte sur le dessus Dans un moule à cake, versez la moitié de la pâte, recouvrir de pommes et ajoutez le restant de pâte sur le dessus.Parsemez de graines de pavot, enfournez à 150°C pendant 40 min.

lundi 6 avril 2009

Le temps des fraises...

Gratin de fraises au chocolat blanc
Pour 6 personnes : 180 g de chocolat blanc à fondre ( 1 tablette) 70 g de beurre doux 3 œufs 30 g de sucre 30 g de farine tamisée 500 g de fraises 2 cuillerées à soupe de Cointreau Sucre glace (facultatif) Faites fondre le chocolat blanc au bain marie avec le beurre. Fouettez les œufs jusqu’à ce qu’ils moussent, incorporez le sucre tout en continuant de fouettez. A l’aide d’une spatule incorporez la farine et la préparation au chocolat blanc. Lavez, équeutez et coupez les fraises en petits cubes les arroser avec les 2 cuillerées de Cointrau et laissez macérer pendant 5 minutes en remuant, les répartir dans de jolis petits plats à gratin. Versez la préparation au chocolat sur chaque plat. (si vous la trouvez trop épaisse vous pouvez l’allongée avec 2 cuillerées de lait) Mettez à cuire pendant 15 minutes à four préchauffé Th 6 soit 180°. Saupoudrez de sucre glace. Laissez tiédir avant de déguster. Vous pouvez accompagnez ce gratin d’un sorbet à la mangue.
Avec ce dessert on peut boire du champagne, une clairette de Die, mais je vous conseille d'éviter les boissons sucrées car le dessert avec le chocolat blanc est assez sucré.

vendredi 3 avril 2009

Boeuf aux carottes et aux poires

Il faut du temps, pour tous les plats mijotés. La viande n'est pas brutalisée par la cuisson, elle cuit à coeur gardant son jus donc sa tendreté. Moelleuse, elle fond dans la bouche. Mais finalement c'est simple il suffit de mettre la cocotte dans un four ou sur la plaque d'un wok électrique doucement et de laisser faire le temps. On peut vaquer à d'autres travaux sans problème et même aller faire les courses.
La confiture de vin est une merveille de parfum, moi je m'en régale sur une petite tartine de pain grillé, une vraie gourmandise.
800 g de boeuf paleron 1 kg de carottes 4 belles poires 3 oignons 2 feuilles de laurier 2 cuillerées à soupe de fond de veau déshydraté 4 cuillerées à soupe d’huile d’arachide Sel et poivre ou piment d’Espelette On verse un litre d’eau dans laquelle on dissout le fond de veau en portant à ébullition. On épluche les carottes et on les coupe en rondelles biseautées. On coupe la viande en cube. On pèle les oignons, on les tranche en rondelles. Dans une cocotte, on fait chauffer l’huile et on fait revenir les morceaux de viande, puis on les enlève et on les réserve dans une assiette. On met les oignons dans la cocotte et on les fait dorer. On remet les morceaux de viande sur les oignons, puis on verse le fond de veau et on porte à ébullition. On baisse le feu, puis on ajoute les carottes et les feuilles de laurier. Salez et poivrez et faites mijoter pendant 3 heures à feu doux. Pour cela soit on met la cocotte dans le four à 120° th 4, ou alors sur une plaque électrique de wok à 2/3. Pendant ce temps on épluche les poires entières en gardant la queue. On les met cuire dans la cocotte 30 minutes avant la fin de la cuisson. On sert le plat bien chaud. On peut l’accompagner de confiture de vin de Buzet. Comme vin on sert : un buzet rouge, ou pour les grandes occasions un Saint-Joseph rouge (tempéré à 18°)

mercredi 1 avril 2009

En rouge et vert...avec une cervelle de Canut

Ce matin je suis allée au marché. Sur la place, blottis au pied de l'église, les parasols bigarrés du petit marché de Castelmoron protégeaient des trésors de couleur. Rouge éclatant des fraises, blancheur d' asperges, orange lumineux des carottes et des mandarines, vert intense des salades, des épinards, toutes ces couleurs m'ont donné le vertige. Et les parfums qui flottaient, s'étalaient, se mêlaient ont transformé mon estomac en boîte à musique. Parfums de paella, de choux farcis, chez le charcutier. Parfums venus d'ailleurs chez le marchand d'épices,où j'ai trouvé des cranberries séchées que je cherche depuis si longtemps. Senteurs puissantes des poissons et des coquillages. On peut dire du petit marché, ici rien d'inutile que de l'essentiel, mais quel plaisir cet essentiel. Un banc du marché peut-être moins nécessaire : celui de la fleuriste, mais les fleurs rendent nos vies si belles qu'il est difficile de s'en passer.
Avec tous les trésors contenus dans mon panier, je me suis préparée ceci :
Salade en vert et rouge :
Une salade verte coupée à l'italienne (à présent vous connaissez !)
10 tomates cerises coupées en 2
10 fraises gariguettes coupées en 2 ou 4
2 tomates séchées coupées (facultatif)
de la ciboulette
et pour la sauce :
2 cuillerée d'huile de tournesol
1 cuillerée d'huile de noisettes
1 peu de vinaigre de cidre
On prépare la sauce. On fatigue la salade, et on dépose dessus les garnitures. N'hésitez pas à oser les petites gariguettes en salade vous serez étonné. Terminez par du poivre du moulin sur les fraises. Oui oui osez...
La cervelle de canut :
Pour 4 personnes il faut
400 g de fromage blanc 40% de MG bien brassé
1 bouquet de ciboulette
4 gousses d'ail
du sel et du poivre
1 filet de vinaigre de vin
Des tranches de pain frais croustillant
Quel festin ! La fenêtre de la cuisine est grande ouverte, un indiscret rayon de soleil où danse des poussières ambrées me réchauffe le dos. Mon petit bonheur se prolonge, à moins que la vie ne soit qu'une succession de petits bonheurs que l'on ne sait pas toujours apprécier.......

LA SALADE ÉCARLATE DU LOT ET GARONNE

Les ingrédients Une salade verte batavia ou laitue Une grosse tomate noire bio de Crimée Du magret séché Quelques fraises rond...