mardi 30 novembre 2010

Blanquette de poulet à la bière (no cholestérol)

Une amie m'a prêté un petit livre "100 recettes CH'TI" c'est dans ce livre que j'ai trouvé cette recette.

Je ne connaissais pas la cuisine du Nord ou très souvent le vin est remplacé par la bière blonde ou brune.

C'est souvent une cuisine généreuse et calorique, dans le Nord il fait froid l'hiver et "les Gens du Nord ont dans le cœur le soleil qu'ils n'ont pas dehors" ça c'est Enrico Macias qui nous l'a chanté…

Voilà donc un plat pas très cher on peut le faire avec de la dinde ou du poulet… Il sera parfait en ce début d'hiver.

Pour alléger le plat en cholestérol, remplacez la margarine traditionnelle par de la Pro-active ou autres marques et remplacez la crème fraîche par du Soja cuisine

 
  
  
 
1. Couper les 6 blancs de poulet ou de dinde en gros morceaux. Les faire dorer dans une cocotte avec les 30 g de margarine.
2. Retirer les morceaux de viande, puis placer dans la cocotte les 2 oignons émincés et les 3 échalotes ciselées pour les faire blondir.
3. Replacer les morceaux de poulet dans la cocotte, ajouter les 2 cuillerées de farine tamisée et mélanger bien. Arroser avec la canette de 50 cl de bière brune, ajouter les 200 g de champignons, les 4 gousses d'ail écrasées, saler et poivrer.
4. Laisser cuire à feu doux pendant 40 minutes à couvert. Ajouter les 15 cl de crème liquide entière dans la cocotte et laisser cuire encore une dizaine de minutes.
5. Servir en accompagnant de riz, de pommes de terre en robe des champs ou comme moi de farfalles et de haricots verts.

Si vous aimez la bière, servir la même que celle utilisée dans le plat. Ou bien un vin léger de Côtes du Rhône.

lundi 29 novembre 2010

Crème de citrouille au foie gras mi-cuit

    
 Certains se disent que servir une soupe en entrée pour un réveillon, même si on l'appelle crème cela fait paysan. Ils ont grandement tort. Rien n'est plus élégant, raffiné que d'ouvrir un repas festif par ce genre de mets. Les plus grands chefs français ont remis cette coutume à l'honneur et servent des veloutés, crèmes et potages en guise de bienvenue.

              Il suffit de trois fois rien pour transformer comme d'un coup de baguette magique une soupe en met délicat. Tout commence dans la présentation, éloigner l'assiette creuse au profit de contenants drôles et inusités. Par exemple ici j'ai choisi des pots anciens à confiture que j'ai acheté chez "comptoir des familles" oser aussi le petit pot en grès posé sur un napperon grand-mère au crochet, des grands verres bien larges dont vous aurez tremper le bord dans la soupe puis dans la cassonade un peu comme un cocktail, aller jusqu'au bout rajouter une paille, enfin plus traditionnel mais combien surprenant, un bol tête de lion recouvert d'une pâte feuilletée et placé au four. On pense toujours que le luxe c'est cher et obligatoirement bling bling, moi je prétends que le luxe c'est-ce qui nous étonne, nous charme, nous ravit, transforme notre quotidien en exceptionnel, et nous fait dire : Tiens je n'y aurais pas pensé c'est si simple, mais comme c'est beau" !


1 kg de citrouille
1 oignon
1 cube de bouillon
1 cuillerée à soupe de crème fraîche
80 g de foie gras de canard mi-cuit
1 cuillerée à soupe de ciboulette
Sel et poivre

Pour cette recette j'ai juste modifié la crème de citrouille, j'ai remplacé l'oignon par 2 pommes de terre pour donner plus d'onctuosité, j'ai remplacé le cube de bouillon par une branche de céleri pour le parfum.



1. Ôter les graines et la peau de la citrouille (soyez prudent c'est parfois dur à couper), débiter la chair en petits cubes. Éplucher l'oignon l'émincer mettre tous ces éléments dans une casserole et couvrez d'eau aux 2/3 ajouter le bouillon cube et mettre sur le feu. Pour moi j'ai épluché les pommes de terre je les ai coupé en cubes ainsi que la branche de céleri et j'ai mis le tout à cuire à couvert pour 20 minutes.

2. Hors du feu mixer puis passer au chinois. Ajouter la crème fraîche saler et poivrer et garder au chaud.

3. Couper le foie gras mi-cuit en 4 portions.

4. Déposer le foie gras dans le contenant choisi, mettre un tour de moulin à poivre, verser la crème bien chaude dessus, poivrer à nouveau de deux tours de moulin, répartir une cuillerée à café de ciboulette ou de persil plat ciselé et servir aussitôt avec des toast .

Sur la note finale du foie gras, servez un grand vin blanc : un Saint-Véran ou un Jurançon

J'ai trouvé cette belle recette dans le dernier magazine SAVEURS hors série, c'est un enchantement sur le thème des contes d'enfants.
Nous sommes entrés dans le temps de l'Avent, le temps de la préparation à Noël, c'est le moment que je préfère, et si cette année nous avions un Noël Blanc, comme ce serait beau...!

mardi 16 novembre 2010

Balade en Pays Basque

Je vois que tout le monde a profité de ce début  Novembre pour s'offrir quelques jours de détente avant les préparatifs des fêtes de fin d'année. Notre Lulu sorcière était en Suisse. Moi j'ai profité de l'été de la Saint-Martin, qui cette année encore, en plus de la moitié de son manteau, nous a offert 2 journées splendides. Le Pays Basque avait surtout dans mon esprit des raisonnances politiques indépendantistes, des bombes et des meutres. Pourtant si proche, je ne connaissais pas vraiment cette splendide région.
Ce qui frappe en premier lieu c'est la beauté, l'homogénéité des paysages. Au pays Basque pas de maison "clair logis" ou "Phoénix"  pas de porte à l'anglaise, un seul style, le Basque : Maison blanche, volets en bois peints   sang de boeuf ou   vert foncé (mais toujours en peinture mat).
S'il y a une chose que je trouve très triste pour nos paysages c'est la multiplication de maisons identiques qu'elles soient situées en Provence, en Aquitaine, en Ile de France, en Bretagne, en Alsace. Plus de caractères régionaux qui faisaient la diversité de notre architecture, mais une uniformatisation du Nord au Sud. Les basques ont su préserver leur identité architecturale et c'est réussi. La deuxième chose importante c'est l'accueil, ici pas de galégeades, de gesticulations, l'accueil est sobre, respectueux et sincère. On se sent bien au Pays Basque, ici on n'est pas un touriste attrape-nigaud.
Le jeudi 11 Novembre nous sommes arrivées ma fille et moi à Biarritz. Le temps était couvert, mais il ne pleuvait pas. C'est une ville élégante, racée, la population est calme, détendue. Les automobilistes respectueux des piétons, les rues commerçantes sont un régal pour les yeux. La promenade en bord de mer était très fréquentée, la mer était encore grosse du coup de vent de la veille et de nombreux surfeurs s'en donnaient à coeur joie.





Au matin nous avons eu la surprise d'un ciel bleu limpide et d'un soleil flamboyant après un solide déjeuner direction Espelette "capitale du piment". Le village se divise en deux parties : Espelette le bas....











L'église d'Espelette est un vrai trésor, elle est typique de l'architecture du 17ème siècle pour la région










Espelette le haut à présent avec ses façades pimentées...!











Nous avons fait provision de jambon des Aldudes, de fromage de brebis, de gelée, de poudre de piment d'Espelette, de sel au piment, de gourmandises de toutes sortes, même dans les assiettes on retrouve les couleurs traditionnelles du drapeau basque, le blanc, le vert,  le rouge.

Un petit plus que je rajoute : Une tradition que j'avais oublié de vous expliquer et que Lulu la bonne sorcière a mentionner dans son commentaire, je trouve d'ailleurs cette tradition très émouvante : à la construction d'une maison pour un jeune couple sur le linteau de pierre qui surplombe la porte d'entrée principale les bâtisseurs gravent les noms et prénoms du jeune couple ainsi que l'année. A travers le temps c'est comme un témoignage qui relie les générations.
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Après un excellent déjeuner pris en terrasse au soleil, gilet et écharpe posés sur le dos des chaises, un petit café et une opération cartes postales.  Puis direction Arcangue en fin d'après-midi, le soleil déclinait doucement, la lumière était irréelle, aucune tristesse dans le petit cimetière qui encercle l'église, la tombe de Luis Mariano semblable aux autres, sans ostentation, était fleurie sans excès, un chat noir enroulé dans un rayon de soleil veillait sur lui. La cloche à la belle voix grave sonnait cinq heures. Dans le petit cimetière d'Arcangues les stèles classiques côtoient les stèles discoïdales propres à la culture Basque, sur ces stèles discoïdales on peut voir la croix appelée Lauburu.















On dirait que l'auberge d'Arcangue sort tout droit d'un conte de fée.

Samedi 13 Novembre, après un petit déjeuner pantagruélique, direction Saint-Jean de Luz. Au long de la route des maisons toutes plus belles les unes que les autres, on comprend vite qu'ici vivent des gens aisés, et pourtant pas d'étalage de richesses, discrétion issue du bon sens paysans.  Dans Saint-Jean de luz, je me suis arrêtée à la maison DUSSAU depuis longtemps j'avais envie d'un beau linge de table basque, pour Jéhanne (ma petite fille) un beau tablier en toile basque.
Puis le retour avec un petit détour sur la plage d'Hossegor, histoire de se parfumer aux embruns....mais il reste tellement de choses à découvrir dans ce pays Basque magique que je reviendrais......!







A présent une recette basque, la cuisine est simple mais savoureuse et généreuse.
L'Axoa (prononcé Achoa) d'Espelette
1kg d'épaule de veau
1 oignon
2 piments rouges
8 piments verts (doux)
1 gousse d'ail
huile
bouquet garni
sel

Emincer ail et oignon. Couper les piments en dés. Faire revenir le tout 10 minutes dans l'huile puis ajouter la viande coupée en morceaux ou hachée, le bouquet garni.

Faire sauter le tout puis mouiller avec un verre d'eau ou de bouillon. Laisser mijoter avec un couvercle 45 à 60 minutes (10 minutes environ avant la fin de cuisson, découvrir afin que le jus s'évapore un peu.)
Souvent, on inclut des pommes de terre découpées en rondelles que l'on met à revenir en même temps que l'ail et l'oignon.

Le riz Gaxouxa
250 g de riz long grain étuvé
1/2 litre de bouillon
2 escalopes de poulet
100 g de jambon de Bayonne
Chorizo
1 oignon
1 gousse d'ail
2 poivrons rouges pelés et épépinés
3 oeufs durs
1 piment fort d'Espelette
Sel
Poivre

Dans une sauteuse, faire frire l'ail et l'oignon émincé; Attention de ne pas faire noircir l'ail.

Ajouter le poulet découpé en morceaux, le piment fort (dont on aura pris soin d'ôter les petites graines) taillé en fines lamelles, le jambon coupé en petits morceaux, une dizaine de rondelles de chorizo et les poivrons coupés en dés. Saler et Poivrer.
Lorsque l'ensemble de cette préparation est presque cuit, ajouter le riz. Remuer à l'aide d'une cuillère en bois jusqu'à ce que le riz devienne translucide. Ajouter alors Le demi litre de bouillon.Avant la fin de la cuisson du riz, ajouter les oeufs durs émiettés.
Laisser mijoter à feu très doux jusqu'à complète cuisson du riz.


BON APPETIT....A BIENTOT !

Pounti auvergnat

Voici un plat traditionnel auvergnat. Plat paysan qui utilise les produits de la ferme et du jardin potager. On dit l'Auvergnat pingre ...