jeudi 16 décembre 2010

TRIFLE AUX POIRES, LITCHIS ET BISCUITS DE REIMS

Ce matin il a neigé, juste un saupoudrage du chemin une poudre légère et pourtant d'un coup tout est changé. Je suis vraiment entrée dans la magie de Noël.
      Je me souviens des réveillons de Noël du passé. Le menu n'était pas aussi sophistiqué que de nos jours. Les moules marinières ouvraient les agapes et c'était une fête, elles étaient suivies des bouchées à la reine et le réveillon se terminait par une bûche au chocolat et une salade de fruits.
     Si mon père se chargeait de la confection des moules, j'étais responsable de la salade de fruits. Des bananes, des oranges avec leur peau, coupées en fines rondelles et la petite boîte de morceaux d'ananas en composaient la base. Mon père avait remonté de la cave un bocal de grosses cerises au naturel que nous avions stérilisées et qui rejoignait les fruits de saison.
      En dernier venait le rhum, j'en mettais deux bonnes louchettes, seulement quand mon père arrivait il se disait :" la Canotte à pas du mettre le rhum" et hop il ajoutait une bonne rasade, je soupçonne que ma mère en faisait tout  autant, car quand la salade de fruits arrivait sur la table, elle faisait bien glisser la bûche, mais surtout elle affichait un large sourire sur les visages heureux et le saladier se vidait à vue d'oeil.
      Mon père un peu gai, nous imitait la mère "Cotivet" en faisant de sa serviette de table un foulard noué sous le menton et nous faisait rire aux éclats. Avec les petites mandarines nous faisions des lampes à huile. Et à minuit nous déposions le petit Jésus entre ses deux parents. C'était simple mais joyeux. Le lendemain un seul cadeau nous attendait, mais il avait le prix de la rareté et de l'amour. Le jour de Noël était aussi une fête, nous recevions la famille.

Les contenants sont d'anciens pots à confiture des années 50 (Compoir des familles de Bordeaux) les petites farfadettes en manteau rouge viennent aussi du Comptoir des Familles
1. A l'aide d'un couteau coupé les biscuits de Reims afin de ne pas trop les réduire en poudre.

2. Dans un saladier mélanger au fouet énergiquement les 125 g de mascarpone, les 150 g de fromage blanc et les 2 sachets de sucre vanillé. Vous aurez une crème assez ferme.

3. Épluchez les 2 poires conférence et les litchis (vous pouvez choisir des litchis au sirop en boîte).

4. Répartissez la moitié des morceaux de biscuits rose, une couche de crème, des morceaux de poires et 6 litchis, de nouveau des morceaux de biscuits et terminez par une petite coque de crème.

5. Réservez au frais une heure avant de servir.


Et si ça vous dit, vous pouvez même rajouter du rhum…………!

Au moment de poster ce billet, la neige se remet à tomber doucement.....passez une belle soirée.

lundi 13 décembre 2010

TATIN POMME- POIRE AU REBLOCHON

Quelle polémique autour de la neige ! Nous nous sommes tellement habitués depuis les années 1990 à la douceur de nos hivers qu'à présent un hiver normal nous semble une catastrophe. Je me souviens très bien de l'hiver 62-63 qui fut long et froid, et du plaisir de la soupe chaude autour de la table familiale.
Chaque saison à ses charmes, l'hiver c'est si bon d'être tous ensemble, de resserer les liens.
Le repas dominical se termine souvent par le fromage et le dessert, on peut aussi marier les deux.
J'apprécie le reblochon c'est un fromage doux que les enfants aiment bien, même au goûter pensez-y...
Voici une tatin délicieuse à essayer absolument.



La garniture

3 pommes
3 poires
1 généreuse cuillère à soupe de miel liquide
60 g de beurre
80 g de reblochon
1 cuillerée à soupe d'huile de noix
Poivre ou piment d'Espelette

 La pâte

250 g de farine tamisée
125 g de beurre coupé en morceau
1 œuf
1 pincée de sel



1. On commence par peler les fruits, on ôte les pépins et on coupe les pommes et les poires en gros quartiers.
2. On met le miel et le beurre dans un moule à manqué et on le pose directement sur la flamme, on laisse caraméliser, puis on retire du feu. On arrange à sa guise les quartiers de fruit dans le moule et on poivre légèrement.
3. On prépare la pâte brisée et on l'étale. On recouvre les fruits avec la pâte en faisant rentrer celle-ci sur le pourtour à l'intérieur.
4. On fait cuire 30 minutes dans le four préchauffé à 180°, il faut que la pâte soit bien doré. On retourne la Tatin sur une grande assiette plate, on dispose des tranches de reblochon sur le dessus des fruits, on poivre ou on parsème d'un peu de piment d'Espelette, on arrose avec la cuillerée à soupe d'huile de noix et on remet dans le four chaud.
5. On éteint le four la chaleur sera suffisante pour faire légèrement fondre le fromage.
Servir cette tarte chaude ou tiède.
Le Jurançon doux. Un vin à boire frais 10°. Il vous en coûtera environ 6 euros. Une belle harmonie subtile avec le fromage et les fruits sucrés.




Je vous souhaite un bon début de semaine, prenez soin de vous, prenez du plaisir aux préparatifs de Noël, et prenez le temps aussi de lever vos yeux vers le ciel quand le temps est clair. Si les ciels d'été sont beaux, les ciels d'hiver eux sont somptueux.

jeudi 9 décembre 2010

Poulet de Cancon

C'est une recette très simple, il me restait deux très beaux blancs de poulets bio au frigo qui venaient de Cancon, d'où le nom. Pour accompagner avec des haricots plats et des carottes, il fallait que le poulet soit un peu relevé, alors j'ai fais l'inventaire de mes épices, et miracle, j'ai retrouvé mon petit bocal d'anis vert pour faire les brédelés, je le cherchais depuis des jours youpi...!

Ceux qui ont le même problème de cholestérol que moi prendront le temps de faire cuire à l'eau (pour enlever le gras) les petits lardons avant de les faire rissoler. Ils remplaceront aussi le beurre des légumes par une margarine spéciale. Mais je trouve que les légumes sont bien présents. C'est un plat économique dans le style cuisine de bistrot que j'affectionne.

1. Éplucher les 2 carottes et les couper en fins bâtonnets. Éplucher les 2 oignons jaunes et les couper en rondelles. Éplucher la gousse d'ail et la dégermer.

2. Mettre chauffer de l'huile d'olive dans la cocotte et faire revenir les 100 g de lardons fumés, quand ils sont raidis mettre les oignons et la gousse d'ail. Faire revenir le tout. Ôter les lardons et les oignons et réserver les.

3. Mettre les 4 blancs de poulet à dorer dans la cocotte, retourner les, quand ils sont bien saisis rajouter les lardons et les oignons. Parsemer la cuillère à café de cannelle, écraser grossièrement les 3 clous de girofle et le poivre vert avec le culot d'une bouteille, mettre tous les épices dans la cocotte.

4. Mouiller avec les 5 cl de vinaigre de cidre et le verre de vin blanc, rajouter un peu de bouillon de poule. Couvrir et laisser cuire pendant 25 minutes à feu doux.

5. Pendant ce temps mettre cuire les haricots plats dans de l'eau bouillante salée à découvert, ils cuisent rapidement, retirer les avec une écumoire, et dans la même eau mettre à blanchir les bâtons de carottes. Dans une poêle faire fondre un peu de beurre, passer les légumes dans le beurre fondu arroser les avec le jus d'un ½ citron et les garder au chaud.

6. Mettre un blanc de poulet par assiette recouvert d'un peu de sauce, quelques bâtonnets de carottes et des haricots plats et parsemer d'amandes effilées grillées à la poêle sèche. Un petit trait de piment d'Espelette et hop là…!

Bon appétit.

Une bouteille de Buzet rouge ou de côtes de Duras conviendra très bien.

L'hiver s'installe durablement c'est le moment de sortir les lourdes cocottes de nos grands mères, de retrouver ces plats réconfortants qu'elles y mijotaient, un peu de ceci, un peu de cela et pour finir un peu de cette poudre de perlinpinpin qui ressemble à l'amour. Je vous souhaite une belle soirée et si la neige recouvre le jardin que la cheminée crépite, eh bien oui c'est l'hiver, cessez de grommeler, notre printemps sera encore plus beau....

samedi 4 décembre 2010

Quiche au chou rouge et fromage de chèvre, façon Provence

On mange trop souvent le chou rouge cru en salade, pourquoi ne pas le faire cuire, et pourquoi ne pas en faire une quiche aux accents de la Provence….allez on se lance.
J'ai choisi du vinaigre de Xeres vieux car le vinaigre est important dans cette recette, les 50 g de graines de tournesol ne sont pas indispensables, mais elles ajoutent une petite note croquante.





Pour la pâte de la quiche :

120 grammes de farine
1 pincée de sel
100 g de fromage blanc
100 g de beurre


Pour la garniture :
300 g de choux rouge coupé en lanières
1 oignon
10 cl de lait entier
10 cl de crème fraîche
2 œufs
½ bûche de chèvre coupée en cubes
2 cuillerées à soupe de bon vinaigre de vin rouge
25 cl de bouillon de légumes
1 carré de sucre
2 clous de girofles écrasés
50 g de graines de tournesols
Du thym frais
De l'huile d'olive


1. On commence par la préparation du choux rouge. On le coupe en lanières soit au robot soit au couteau. On enlève les grosses cotes. Il faut le couper assez finement il vous faut 300 g de chou rouge trié soit 1/2 choux environ. On pèle l'oignon et on le coupe lui aussi. Dans une cocotte on fait revenir 30 g de beurre ou de l'huile d'olive. On fait revenir dans la matière grasse chaude l'oignon émincé, puis on rajoute le chou, on mouille avec les 2 cuillerées à soupe de vinaigre vieux de Xérès et les 25 cl de bouillon de légumes. On rajoute 1 morceau de sucre et les 2 clous de girofle écrasés. On laisse cuire 25 minutes.

2. Pendant ce temps on fait la pâte au robot ou à la main. Dans une grande jatte on mélange 100 g de farine, 1 pincée de sel, 100 g de fromage blanc et 70 g de beurre jusqu'à obtention d'une pâte lisse. Si nécessaire on rajoute un peu de farine, puis on forme une boule que l'on étale sur un plan de travail fariné. On garni un plat à tarte un peu haut avec cette pâte et on le met au froid.

3. On met préchauffer le four Th 8 soit 160 °. On fait griller les 50 g de graines de tournesol sans graisse dans une poêle chaude. Dans un saladier on mélange au fouet les 2 œufs, les 10 cl de crème fraîche et les 10 cl de lait, on sale on poivre.

4. On réparti le chou rouge refroidi sur le fond de pâte (égouttez le s'il reste vraiment trop de liquide) on verse dessus l'appareil œufs lait crème, puis on parsème de morceau de bûche de chèvre, on réparti les graines de tournesol et les branches de thym, on arrose d'un filet d'huile d'olive.

5. On met au four pour une cuisson de 30 minutes.

On accompagne d'une salade verte, et la prochaine fois que je refais cette quiche je l'accompagnerai d'une purée faite maison.

Avec ce plat rustique, je vous propose d'ouvrir une bouteille de vin d'Auvergne du Saint Pourçain.Cuvée Tradition voir le  Site de Saint-Pourçain

Rubis à reflets cerise. Nez de fruits rouges et noirs mûrs (cerise, cassis), épices et cuir exprimant parfaitement la forte typicité du Pinot Noir majoritaire. Souple et plaisant, d’une grande finesse aromatique, il laisse en bouche des notes de fruits d’une agréable longueur. Un vin charnu et subtil. A déguster sur des gibier à plumes, viandes cuisinées et fromages affinés. A oublier 3 à 4 ans et servir à 16°.

Je vous souhaite une belle et douce fin de semaine. Nous sommes le 4 Décembre jour de Sainte-Barbe patronne des mineurs, des pompiers, et des artificiers. C'est le jour où l'on met à germer le blé et les lentilles de Noël. Sur un récipient on dépose une bande de coton que l'on humidifie on parsème de grains de blé ou de lentilles, on place à la lumière et on oublie pas d'entretenir l'humidité en permanence. Le 24 décembre vous pourrez mettre dans la crèche cette jolie verdure. C'est une vieille tradition provençale, le blé assure que l'on ne manquera pas de nourriture et les lentilles sont présage de richesses.

mercredi 1 décembre 2010

Flamiche aux poireaux

Toujours dans mon petit livre "100 recettes ch'ti" cette flamiche que je vous propose en deux versions, version Nord et version allégée. Encore un plat qui est économique avec la vedette des légumes d'hiver : le poireau.

Ah le poireau d'abord c'est un légume économique, on trouve des filet de 3 kg à 4 euros. Son prix augmente quand il fait froid et que la terre est gelée à cause des difficultés d'arrachage.

Avec le poireau on fait quoi ?

Les potages, le grand classique poireau / pommes de terre, la soupe paysanne aux 5 légumes. En bouillon pour une cure de désintoxication de nos reins
En salade, poireaux en vinaigrette au balsamique ou à la sauce grébiche. On peut aussi avec les blancs coupés en fines lanières compléter une salade verte ou une salade de pommes de terre.
En entrée chaude, en flamiche comme ici, en tarte vigneronne, en fondue avec du saumon ou des coquilles st Jacques, en cassolette gratinée avec des moules.
En gratin, avec une béchamel et du fromage râpé, on peut même l'associer avec une purée dans le fond du plat.
Dans le bouquet garni, il apporte son parfum et sert d'enveloppe pour les autres aromates.

C'est un légume qui fait du bien ?

Bien sûr, il apporte des fibres il fait fonctionner nos intestins, il est diurétique il nettoie nos reins, il contient pas mal de vitamines C.A.et E. Le poireau a donc un rôle préventif dans l'apparition de certains cancers.

Comment le préparer ?

On coupe le fond avec les racines, si on les utilise entier on les fend en 4 mais en gardant le fut blanc intact et on les lave. Sinon on les coupe en rondelles et on les lave. Il faut utiliser une grande partie du vert. La meilleur cuisson c'est à la vapeur, mais on peut aussi les blanchir dans de l'eau bouillante salée, et on peut aussi les faire fondre doucement dans une matière grasse chaude avec juste un fond de bouillon.

Alors à vos poireaux, régalez-vous et faites vous du bien.

1. On commence par préparer les 5 poireaux en les coupant en deux puis en rondelles, on les lave et on les égoutte.
On fait fondre dans une cocotte les 30 g de margarine et on ajoute les poireaux pour les faire suer, on verse un verre d'eau par-dessus et on ajoute le bouillon cube. On laisse cuire à couvert pendant 15 minutes puis on laisse refroidir.

2. Mélanger dans une jatte, les poireaux froids, les 2 cuillerées de crème fraîche, les 50 g du fromage râpé, saler et poivrer. Préchauffer le four à 180° soit TH 6

3. Disposer dans une tourtière une pâte brisée en conservant la feuille de papier cuisson, piquer le fond avec une fourchette, puis répartir la préparation aux poireaux. Couvrir avec la seconde pâte.


4. Presser les 2 pâtes sur le bord du moule et découper l'excédent en laissant 1 cm au bord. Rouler doucement le bord et marquer le avec les dents d'une fourchette pour faire joli.

5. Dorer la surface de la pâte avec le jaune d'œuf mélangé à la cuillerée de lait. Faire 3 petits trous dans la pâte pour éviter que la flamiche ne gonfle et mettre au four pour 30 minutes.


Pour la 2ème version, je ne mets qu'une pâte un peu comme une quiche, je remplace la crème fraîche par du soja cuisine et je garde une partie du fromage pour le dessus avant de mettre au four.


Une petite idée de présentation pour vos poireaux vinaigrette, posez un cercle  de montage sur l'assiette, enrouler les lanières de poireaux pour former comme un nid. Arrosez de vinaigrette au vinaigre balsamique et dans le creux du nid posez un oeuf de poule ou de caille que vous aurez fait cuire dur. C'est rigolo, ça plaira beaucoup aux enfants...

Je vous souhaite une belle et douce journée que vous viviez à la ville, à la Mer, à la Montagne ou comme moi à la Campagne. Le dicton du mois :
Quand Saint-Eloi à son manteau de froid, trois mois durant  le gardera...!

mardi 30 novembre 2010

Blanquette de poulet à la bière (no cholestérol)

Une amie m'a prêté un petit livre "100 recettes CH'TI" c'est dans ce livre que j'ai trouvé cette recette.

Je ne connaissais pas la cuisine du Nord ou très souvent le vin est remplacé par la bière blonde ou brune.

C'est souvent une cuisine généreuse et calorique, dans le Nord il fait froid l'hiver et "les Gens du Nord ont dans le cœur le soleil qu'ils n'ont pas dehors" ça c'est Enrico Macias qui nous l'a chanté…

Voilà donc un plat pas très cher on peut le faire avec de la dinde ou du poulet… Il sera parfait en ce début d'hiver.

Pour alléger le plat en cholestérol, remplacez la margarine traditionnelle par de la Pro-active ou autres marques et remplacez la crème fraîche par du Soja cuisine

 
  
  
 
1. Couper les 6 blancs de poulet ou de dinde en gros morceaux. Les faire dorer dans une cocotte avec les 30 g de margarine.
2. Retirer les morceaux de viande, puis placer dans la cocotte les 2 oignons émincés et les 3 échalotes ciselées pour les faire blondir.
3. Replacer les morceaux de poulet dans la cocotte, ajouter les 2 cuillerées de farine tamisée et mélanger bien. Arroser avec la canette de 50 cl de bière brune, ajouter les 200 g de champignons, les 4 gousses d'ail écrasées, saler et poivrer.
4. Laisser cuire à feu doux pendant 40 minutes à couvert. Ajouter les 15 cl de crème liquide entière dans la cocotte et laisser cuire encore une dizaine de minutes.
5. Servir en accompagnant de riz, de pommes de terre en robe des champs ou comme moi de farfalles et de haricots verts.

Si vous aimez la bière, servir la même que celle utilisée dans le plat. Ou bien un vin léger de Côtes du Rhône.

lundi 29 novembre 2010

Crème de citrouille au foie gras mi-cuit

    
 Certains se disent que servir une soupe en entrée pour un réveillon, même si on l'appelle crème cela fait paysan. Ils ont grandement tort. Rien n'est plus élégant, raffiné que d'ouvrir un repas festif par ce genre de mets. Les plus grands chefs français ont remis cette coutume à l'honneur et servent des veloutés, crèmes et potages en guise de bienvenue.

              Il suffit de trois fois rien pour transformer comme d'un coup de baguette magique une soupe en met délicat. Tout commence dans la présentation, éloigner l'assiette creuse au profit de contenants drôles et inusités. Par exemple ici j'ai choisi des pots anciens à confiture que j'ai acheté chez "comptoir des familles" oser aussi le petit pot en grès posé sur un napperon grand-mère au crochet, des grands verres bien larges dont vous aurez tremper le bord dans la soupe puis dans la cassonade un peu comme un cocktail, aller jusqu'au bout rajouter une paille, enfin plus traditionnel mais combien surprenant, un bol tête de lion recouvert d'une pâte feuilletée et placé au four. On pense toujours que le luxe c'est cher et obligatoirement bling bling, moi je prétends que le luxe c'est-ce qui nous étonne, nous charme, nous ravit, transforme notre quotidien en exceptionnel, et nous fait dire : Tiens je n'y aurais pas pensé c'est si simple, mais comme c'est beau" !


1 kg de citrouille
1 oignon
1 cube de bouillon
1 cuillerée à soupe de crème fraîche
80 g de foie gras de canard mi-cuit
1 cuillerée à soupe de ciboulette
Sel et poivre

Pour cette recette j'ai juste modifié la crème de citrouille, j'ai remplacé l'oignon par 2 pommes de terre pour donner plus d'onctuosité, j'ai remplacé le cube de bouillon par une branche de céleri pour le parfum.



1. Ôter les graines et la peau de la citrouille (soyez prudent c'est parfois dur à couper), débiter la chair en petits cubes. Éplucher l'oignon l'émincer mettre tous ces éléments dans une casserole et couvrez d'eau aux 2/3 ajouter le bouillon cube et mettre sur le feu. Pour moi j'ai épluché les pommes de terre je les ai coupé en cubes ainsi que la branche de céleri et j'ai mis le tout à cuire à couvert pour 20 minutes.

2. Hors du feu mixer puis passer au chinois. Ajouter la crème fraîche saler et poivrer et garder au chaud.

3. Couper le foie gras mi-cuit en 4 portions.

4. Déposer le foie gras dans le contenant choisi, mettre un tour de moulin à poivre, verser la crème bien chaude dessus, poivrer à nouveau de deux tours de moulin, répartir une cuillerée à café de ciboulette ou de persil plat ciselé et servir aussitôt avec des toast .

Sur la note finale du foie gras, servez un grand vin blanc : un Saint-Véran ou un Jurançon

J'ai trouvé cette belle recette dans le dernier magazine SAVEURS hors série, c'est un enchantement sur le thème des contes d'enfants.
Nous sommes entrés dans le temps de l'Avent, le temps de la préparation à Noël, c'est le moment que je préfère, et si cette année nous avions un Noël Blanc, comme ce serait beau...!

mardi 16 novembre 2010

Balade en Pays Basque

Je vois que tout le monde a profité de ce début  Novembre pour s'offrir quelques jours de détente avant les préparatifs des fêtes de fin d'année. Notre Lulu sorcière était en Suisse. Moi j'ai profité de l'été de la Saint-Martin, qui cette année encore, en plus de la moitié de son manteau, nous a offert 2 journées splendides. Le Pays Basque avait surtout dans mon esprit des raisonnances politiques indépendantistes, des bombes et des meutres. Pourtant si proche, je ne connaissais pas vraiment cette splendide région.
Ce qui frappe en premier lieu c'est la beauté, l'homogénéité des paysages. Au pays Basque pas de maison "clair logis" ou "Phoénix"  pas de porte à l'anglaise, un seul style, le Basque : Maison blanche, volets en bois peints   sang de boeuf ou   vert foncé (mais toujours en peinture mat).
S'il y a une chose que je trouve très triste pour nos paysages c'est la multiplication de maisons identiques qu'elles soient situées en Provence, en Aquitaine, en Ile de France, en Bretagne, en Alsace. Plus de caractères régionaux qui faisaient la diversité de notre architecture, mais une uniformatisation du Nord au Sud. Les basques ont su préserver leur identité architecturale et c'est réussi. La deuxième chose importante c'est l'accueil, ici pas de galégeades, de gesticulations, l'accueil est sobre, respectueux et sincère. On se sent bien au Pays Basque, ici on n'est pas un touriste attrape-nigaud.
Le jeudi 11 Novembre nous sommes arrivées ma fille et moi à Biarritz. Le temps était couvert, mais il ne pleuvait pas. C'est une ville élégante, racée, la population est calme, détendue. Les automobilistes respectueux des piétons, les rues commerçantes sont un régal pour les yeux. La promenade en bord de mer était très fréquentée, la mer était encore grosse du coup de vent de la veille et de nombreux surfeurs s'en donnaient à coeur joie.





Au matin nous avons eu la surprise d'un ciel bleu limpide et d'un soleil flamboyant après un solide déjeuner direction Espelette "capitale du piment". Le village se divise en deux parties : Espelette le bas....











L'église d'Espelette est un vrai trésor, elle est typique de l'architecture du 17ème siècle pour la région










Espelette le haut à présent avec ses façades pimentées...!











Nous avons fait provision de jambon des Aldudes, de fromage de brebis, de gelée, de poudre de piment d'Espelette, de sel au piment, de gourmandises de toutes sortes, même dans les assiettes on retrouve les couleurs traditionnelles du drapeau basque, le blanc, le vert,  le rouge.

Un petit plus que je rajoute : Une tradition que j'avais oublié de vous expliquer et que Lulu la bonne sorcière a mentionner dans son commentaire, je trouve d'ailleurs cette tradition très émouvante : à la construction d'une maison pour un jeune couple sur le linteau de pierre qui surplombe la porte d'entrée principale les bâtisseurs gravent les noms et prénoms du jeune couple ainsi que l'année. A travers le temps c'est comme un témoignage qui relie les générations.
-------------------------
Après un excellent déjeuner pris en terrasse au soleil, gilet et écharpe posés sur le dos des chaises, un petit café et une opération cartes postales.  Puis direction Arcangue en fin d'après-midi, le soleil déclinait doucement, la lumière était irréelle, aucune tristesse dans le petit cimetière qui encercle l'église, la tombe de Luis Mariano semblable aux autres, sans ostentation, était fleurie sans excès, un chat noir enroulé dans un rayon de soleil veillait sur lui. La cloche à la belle voix grave sonnait cinq heures. Dans le petit cimetière d'Arcangues les stèles classiques côtoient les stèles discoïdales propres à la culture Basque, sur ces stèles discoïdales on peut voir la croix appelée Lauburu.















On dirait que l'auberge d'Arcangue sort tout droit d'un conte de fée.

Samedi 13 Novembre, après un petit déjeuner pantagruélique, direction Saint-Jean de Luz. Au long de la route des maisons toutes plus belles les unes que les autres, on comprend vite qu'ici vivent des gens aisés, et pourtant pas d'étalage de richesses, discrétion issue du bon sens paysans.  Dans Saint-Jean de luz, je me suis arrêtée à la maison DUSSAU depuis longtemps j'avais envie d'un beau linge de table basque, pour Jéhanne (ma petite fille) un beau tablier en toile basque.
Puis le retour avec un petit détour sur la plage d'Hossegor, histoire de se parfumer aux embruns....mais il reste tellement de choses à découvrir dans ce pays Basque magique que je reviendrais......!







A présent une recette basque, la cuisine est simple mais savoureuse et généreuse.
L'Axoa (prononcé Achoa) d'Espelette
1kg d'épaule de veau
1 oignon
2 piments rouges
8 piments verts (doux)
1 gousse d'ail
huile
bouquet garni
sel

Emincer ail et oignon. Couper les piments en dés. Faire revenir le tout 10 minutes dans l'huile puis ajouter la viande coupée en morceaux ou hachée, le bouquet garni.

Faire sauter le tout puis mouiller avec un verre d'eau ou de bouillon. Laisser mijoter avec un couvercle 45 à 60 minutes (10 minutes environ avant la fin de cuisson, découvrir afin que le jus s'évapore un peu.)
Souvent, on inclut des pommes de terre découpées en rondelles que l'on met à revenir en même temps que l'ail et l'oignon.

Le riz Gaxouxa
250 g de riz long grain étuvé
1/2 litre de bouillon
2 escalopes de poulet
100 g de jambon de Bayonne
Chorizo
1 oignon
1 gousse d'ail
2 poivrons rouges pelés et épépinés
3 oeufs durs
1 piment fort d'Espelette
Sel
Poivre

Dans une sauteuse, faire frire l'ail et l'oignon émincé; Attention de ne pas faire noircir l'ail.

Ajouter le poulet découpé en morceaux, le piment fort (dont on aura pris soin d'ôter les petites graines) taillé en fines lamelles, le jambon coupé en petits morceaux, une dizaine de rondelles de chorizo et les poivrons coupés en dés. Saler et Poivrer.
Lorsque l'ensemble de cette préparation est presque cuit, ajouter le riz. Remuer à l'aide d'une cuillère en bois jusqu'à ce que le riz devienne translucide. Ajouter alors Le demi litre de bouillon.Avant la fin de la cuisson du riz, ajouter les oeufs durs émiettés.
Laisser mijoter à feu très doux jusqu'à complète cuisson du riz.


BON APPETIT....A BIENTOT !

Pounti auvergnat

Voici un plat traditionnel auvergnat. Plat paysan qui utilise les produits de la ferme et du jardin potager. On dit l'Auvergnat pingre ...