lundi 28 février 2011

Gâteau de la pommeraie

Mi-gâteau, mi-tarte, ce dessert dans sa version première ou dans sa version allégée conviendra parfaitement à la fin de repas d’un dimanche, les plus gourmands l’arroseront d’une crème anglaise ou d’un coulis de fruits.
On peut le faire avec des pommes « petit calibre » que l’on trouve en sac de 2 kg et qui sont moins cher, elles conviennent aussi très bien pour faire de la compote. Pour la compote Il est inutile de les éplucher, ôter juste le cœur, faites les cuire en quartiers quand c’est cuit passer au moulin à légumes, seule la pulpe sort par les trous, les peaux restent dans le moulin.

Pour 6 personnes
Préparation : 30 minutes
Cuisson : 40 à 45 minutes
• 100 g de beurre pommade
• 100 g de sucre en poudre roux
• 4 œufs
• 200 g de farine
• 1 sachet de levure chimique Alsacienne
• 500 g de pommes reinettes
• 15 cl de crème fleurette
• 15 cl de crème fraîche
• 30 g de sucre en poudre
• 1 sachet de sucre vanillé

Ou pour un gâteau version allégée moins de gras moins de sucre

 70 g de margarine primevère à la place des 100 g de beurre pommade
 60 g de sucre en poudre roux au lieu de 100 g
 3 œufs au lieu de 4
 200 g de farine
 1 sachet de levure chimique Alsacienne
 500 g de pommes reinettes
 1 briquette de lait de coco en remplacement des 30 cl de crème

- Dans une jatte, mettez le beurre et le sucre roux. Tournez avec une cuillère en bois jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Incorporez 1 œuf.
- Tamisez la farine en y mélangeant la levure et incorporez-les au beurre.
- Etalez la pâte obtenue sur un plan de travail fariné pour obtenir un cercle de 24 cm de diamètre et posez le sur le fond d’un moule à manqué beurré de même diamètre.
- Peler et épépiner les pommes, puis couper les en lamelles. Ranger les bien serrées sur la pâte en formant une rosace.
- Fouetter la crème fleurette sortant du réfrigérateur avec un fouet à main. Mélanger la crème fouettée et la crème fraîche. Incorporer un à un les 3 œufs qui restent, le sucre en poudre et le sucre vanillé, puis on verse la préparation sur les pommes.
- Faire cuire 40 à 45 minutes dans le four préchauffé thermostat 6 (180°). Le dessus du gâteau doit être bien doré et la garniture prise. Laisser refroidir dans le moule.
On peut faire ce gâteau avec des poires ou même des kiwis.


Pour le vin, je vous propose d'ouvrir une bouteille de muscat de Rivesaltes de la maison Cazes, il s'alliera très bien avec les pommes.
http://www.cazes-rivesaltes.com/vente-vins-de-rivesaltes-muscat-rivesaltes-rivesaltes/Vins-Doux-Naturels/
  
Je vous souhaite à tous et toutes une belle journée....

jeudi 24 février 2011

Betterave rouge crue, rosettes de mâche, mousse de thon


Voici une entrée très diététique, mais qui change.

La première fois que j’ai consommé de la betterave rouge crue, j’ai trouvé son petit goût sympathique. On consomme trop souvent ce légume cuit à l’eau, mais rarement cru. Une autre façon de le préparer cru en tranches au four et arrosé de crème en fin de cuisson.

C’est une entrée qui convient bien aux personnes ayant du cholestérol. Et en plus c’est plein de légumes crus qui font du bien.

Les pignons grillés à sec apportent une note croquante. On accompagnera ce petit plat d’un pain de campagne toasté.

Et comme vin je vous propose un rosé du littoral varois pour faire plaisir à Louise « Le château de Chausse » de la Croix-Valmer



1 grosse betterave rouge crue
2 carottes
1 grosse boîte de thon au naturel
1 jus de citron
2 grains d’ail
1 cuillerée à soupe de moutarde forte
1 yaourt nature
2 poignées de pignons
Mâche
Ciboulette
 
-Je commence par l’épluchage, la carotte rouge crue se pèle comme une pomme de terre avec un épluche légumes, je pèle les 2 carottes et les 2 grains d’ail, je râpe tous ces légumes séparément.

- Dans un saladier, je mélange la cuillerée à soupe de moutarde, le yaourt nature, je sale et je poivre légèrement. Je mélange la boîte de thon au naturel après l’avoir égouttée tout en l’émiettant. J’écrase tout en mélangeant avec une fourchette pour avoir une compote de thon onctueuse.

- Dans les assiettes je place les cercles de montage. Je mets au fond la betterave crue que j’arrose avec un peu de jus de citron, puis je mets un peu de carotte râpée , par-dessus je mets la mousse de thon autour je place quelques rosettes de mâche, je verse le restant de jus de citron.

- Dans une petite poêle antiadhésive je fais griller les pignons de pin, que je réparti sur les assiettes, un peu de ciboulette et voilà une jolie petite entrée toute simple, goûteuse et diététique.

Je vous souhaite une belle fin de journée, que vous viviez à la Mer, à la Montagne, à la Ville ou comme moi à la Campagne.

dimanche 20 février 2011

Tarte des deux soeurs

Les pommes sont confites à souhait, et pour accompagner un café cette tarte là est parfaite. Un joli dessert pour un dimanche d'hiver qui se donne des allures de printemps.

8 à 10 pommes du Limousin
1 jus de citron
100 g de sucre roux
100 g de beurre
1 pâte brisée ou sablée maison



- Mettre à fondre le beurre et le sucre à même le moule, si vous avez une cuisinière avec une plaque électrique c’est très bien (moi j’utilise le socle électrique de mon wok). Refroidir.
- Eplucher les pommes, les couper en 4 ôter le cœur, arroser les quartiers d’un jus de citron.
- Ranger les quartiers de pommes en rosace dans le plat et au centre, remettre sur la source de chaleur, faire cuire doucement à feu modéré pendant 40 à 50 minutes, quand les pommes sont un peu ramollies, rajouter éventuellement les quartiers qui vous restaient. Ne pas couvrir pendant la cuisson, aplatir en fin de cuisson les pommes qui vont prendre une coloration ambré et le jus formera un caramel. Laisser refroidir.
- Pendant que les pommes refroidissent, faire la pâte sablée. Etaler la pâte il faut qu’elle forme un disque légèrement plus grand que le moule et recouvrir les pommes cuites avec.
- Faire glisser avec les doigts le surplus de pâte le long du bord du moule à l’intérieur. Faire un petit trou au centre avec la pointe d’un couteau.
- Mettre à cuire dans un four préchauffé Th 6/7 pendant 20 minutes, démouler sur un joli plat.
- On peut accompagner cette tarte renversée de crème chantilly.

Pour ceux qui ont du cholestérol, remplacez les 100 g de beurre par de l’huile d’olive fruitée.

vendredi 18 février 2011

Mijotée de haricots palette

Ces gros haricots permettent de confectionner des plats de légumes agréables et peu chers. Il faut compter 2,95 euros le kilo, mais comme ils donnent très peu de déchet 600 à 700 g conviennent pour 4 personnes soit 1,80 €, avouez qu’à ce prix là on aurait tort de se priver.

La meilleure cuisson pour ces haricots c’est la cuisson vapeur. Quand ils sont cuits, il faut penser à leur accommodement car il faut bien les relever.

Ils sont peu caloriques, contiennent des fibres et accompagnent fort bien un rôti de porc, un blanc de volaille, une côte de veau.

   
 
Panier à oeufs, torchon brodé (comptoir de famille)


Pour 4 personnes
Cuisson : 15 mn
Préparation : 15 mn
Un cuit vapeur
 600 g de haricots palette cuits
3 tomates en saison
Ou 1 boîte de chair concassée
2 oignons
2 gousses d’ail
1 branche de romarin
2 cuillerées d’huile d’olive
1/2 cuillerée à café d’épices BBQ cajun (Ducros)
Sel

- Faire cuire les haricots après les avoir éboutés des deux côtés, en principe ils n’ont pas de fil.
- Eplucher les oignons et les grains d’ail, les couper finement.
- Dans l’huile d’olive faire revenir les oignons et l’ail, quand ils sont fondus mettre les tomates coupées ou la chair concassée en boîte.
- Mettre une petite branche de romarin, les épices cajun et le sel. Rajouter les haricots, bien mélanger, laisser mijoter à feu doux une dizaine de minutes.

jeudi 17 février 2011

Salade d'Hiver et ses tartines

Il n’est pas toujours facile de faire une salade en hiver, du moins c’est ce que l’on croit. En préparant cet article, je pensais à l’ingéniosité de nos anciens qui savaient si bien tirer parti de tout. En ce moment on peu trouver des pissenlits sauvages (à cueillir dans les prairies non traitées) cette petite plante est une mine de bienfaits pour la santé et sur le plan gustatif une salade de pissenlits avec des petits lardons et des croûtons frits c’est tellement bon et en plus si vous l’accompagnée d’un œuf poché vous toucherez au luxe suprême de la Campagne.

Je fais parfois des salades pommes de terre, carottes, cèleri et jeunes feuilles d’épinard. C’est délicieux.

La salade que je vous propose aujourd’hui avec ses petites tartines sera parfaite pour ouvrir un repas de Dimanche à la Campagne, sur la jolie nappe, sa simplicité sera du plus bel effet avant l’arrivée du poulet et du gratin dauphinois, et en dessert la belle charlotte au chocolat de Not'e Louise   apportera un caractère festif.

Pas de culpabilité, la promenade de l’après-midi avec les enfants à bicyclette, les chiens qui gambadent, fera glisser tout ça.

400 à 500g de pomme de terre rattes du Touquet
1 gros oignon rouge
1 bouquet de persil
3 oignons nouveaux avec le vert (facultatif)
1 poignée de poivron rouge coupé en dés
1 poignée de poivron vert coupé en dés
2 grains d’ail
4 gros cornichons coupés en rondelles
5 cuillerées d’huile d’olive
Du vinaigre au zeste d’orange
1 cuillerée de miel
Du sel et du poivre du moulin
1 baguette
Des rillettes à votre choix

Réédition de pot à confiture des années 1950 (comptoir des familles) Assiettes blanches Luminarc
 - Faire cuire à l’eau bouillante les pommes de terre avec leur peau. Lorsqu’elles sont cuites les éplucher et les couper en gros morceaux.
- Ciseler finement le gros oignon rouge. Hacher la botte de persil.
- J’ai toujours au congélateur des poivrons découpés en petits dés que je prépare en été, car c’est la pleine saison.
- Sinon vous pouvez aussi le faire avec un poivron rouge et vert en hiver mais ce seront des légumes qui viennent des serres espagnoles.
- Eplucher et couper finement l’ail. Couper les 4 gros cornichons en rondelles fines.
- Mettre tous ces légumes dans un grand saladier y compris les pommes de terre.
- Préparer la sauce dans un bol ou un petit récipient en plastique avec un couvercle. On met 5 cuillères d’huile d’olive, une belle lampée de vinaigre au zeste d’orange (si vous n’en avez pas, mettez du vinaigre de vin rouge et râper le zeste d’une orange dans la sauce), 1 cuillerée de miel, du sel et du poivre. Bien secouer la sauce. La verser sur la salade, bien mélanger directement avec les mains.
- Préparer des tranches de baguette coupées fines, les faire légèrement grillées au four. Les recouvrir de rillettes de votre choix (porc, canard, oie, thon ou saumon)

Présenter votre salade sur une belle assiette blanche et dans un récipient original (bocaux, coupes à glace, coupelle chinoises, chopes à bière…) entourée de tartines.

Comme vin un Buzet blanc Le Lys conviendra à merveille.

Un petit truc à faire vous-même
Je vous souhaite une belle et douce journée, pensez à faire du vinaigre à l'orange, avec un vinaigre de vin blanc, un zeste d'orange (non traitée) taillé en longue spirale. Votre bouteille sera magnifique.

mardi 15 février 2011

Pintade rôtie et son écrasée de petits pois

 
Ce faire traiter de « pintade » n’est pas forcément un compliment, pourtant cet oiseau à de belles qualités…culinaires.

On peut dire de la pintade qu’elle se situe entre le gibier et le domestique, car si en France nous avons des élevages de cet animal, elle vit encore à l’état sauvage en Afrique.

L’élevage de pintades nécessite de l’espace (on compte un animal pour 7 à 8 mètres carré). C’est aussi un oiseau qui nécessite de la propreté et du calme. Donc son prix plus élevé que celui du poulet est justifié.

La qualité de la chaire est surprenante, ferme, rosée, et savoureuse. Sur le plan nutritif, peu de graisse donc peu de cholestérol (ne pas consommer la peau).

Les petits pois : dans les années 1970 on en consommait beaucoup plus qu’aujourd’hui et cette baisse de consommation est dommage car le petit pois contient beaucoup de fibres, de la vitamine c et b9, mais également du fer. Il se digère très bien on le conseille pour les bébés et les personnes âgées.

On ne consomme en France que 5% de la production fraîche, le reste est congelé ou mis en conserve. Le cœur de laitue, les petits oignons nouveaux, la menthe, les jeunes carottes s’associent parfaitement aux petits pois, et que dire d’une jardinière de légumes sans petits pois sinon que c’est impensable.

Avez-vous essayez le potage de petits pois avec un peu de crème fraîche, c’est un régal de douceur ? Il faut aussi penser aux petits pois dans le risotto.

On trouve en grandes surfaces des petits pois cuisson vapeur en boîte de la maison Bonduelle, j’ai testé c’est délicieux, on croirait déguster des pois frais. Une boîte convient pour 4 personnes.

Comme le disait gentiment Pipiou à la télévision : « On a toujours besoin de petits pois chez soi »



1 pintade
De l’huile d’olive
Du sel et du poivre du moulin
6 grains d’ail dans leur peau
2 branches de thym frais
Des champignons de Paris
1 boîte de petit pois vapeur

Placer la pintade dans un plat assez grand. Badigeonner la peau avec un peu d’huile d’olive. Saler et poivrer. Mettre les grains d’ail autour de l’oiseau ainsi que les branches de thym.
Mettre dans le four préchauffé th 6/7 pour une cuisson total de 35 à 45 minutes suivant la grosseur de votre pintade.
Nettoyer les champignons de Paris à mis cuisson de la pintade les mettre autour d’elle dans le plat.
Réchauffer les petits pois. Les écraser au presse purée.
Couper la pintade comme un poulet, présenter avec quelques champignons et la purée de petits pois.
On peut aussi faire griller dans une poêle des petites tranches de pain de campagne qui serviront de canapés.

Comme vin je vous propose un côte du Rhône. Je vous souhaite une très belle journée, et pensez aux petits pois.....

samedi 12 février 2011

pappa al pomodore (soupe toscane) d'Alba Pezzone

Pappa al pomodore
(soupe toscane) d’Alba Pezzone

Cette soupe sera très appréciée par les personnes souffrant de cholestérol ou de diabète, on réduira juste la quantité d’huile d’olive à 10 cl et on prendra en compte pour les diabétiques l’apport de pain.

En hiver on a parfois besoin d’un gros rayon de soleil même s’il est virtuel, cette soupe originaire de Toscane, puise ses racines dans le monde paysan. En Toscane on apprécie une vie simple et vraie, et donc la cuisine s’inscrit dans cette recherche de l’authenticité. Mais si elle est simple dans ses apprêtements, elle est parfumée et ses effluves envahissent toutes les cuisines.

On dit souvent que les paysages du Lot et Garonne ressemblent à ceux de la Toscane et sans doute que la recherche de la qualité de la cuisine du Sud-Ouest rejoint la cuisine toscane.

Quand on fait cette soupe paysanne toscane en hiver on utilise des tomates allongées (roma) pelées conservées en bocaux stérilisés, les caves de là-bas regorgent de ces trésors de l’économie de ménage.


On commence par éplucher tous les légumes et à les couper en petits morceaux réguliers (cette soupe n’est pas mixée) Je vous conseille de couper en rondelles fines les carottes se sont elles qui cuissent le moins vite.

Dans une grande marmite on verse 10 cl d’huile d’olive de qualité. Quand la matière grasse est chaude, on y fait revenir, cèleri, carottes, oignon rouge, échalotes. On couvre, et on laisse mijoter pendant 20 minutes à feu doux. Les ingrédients ont pris une belle couleur dorée.

Pendant ce temps on fait tremper le pain rassis dans un peu d’eau froide.

On rajoute les tomates dans les légumes en les écrasant avec la main et on verse le jus du bocal on rajoute une bonne pincée de piment. A l’aide d’un fouet on mélange bien tout en écrasant un peu les légumes, on ajoute les gousses d’ail coupées finement on laisse mijoter encore pendant 10 minutes. Puis on écrase toujours à la main le pain, croute et mie auront bien ramolli, on verse l’eau restant dans le ravier et on continue de bien amalgamer le tout avec le fouet. . On laisse mijoter à feu doux encore une dizaine de minutes. On sert en saupoudrant de basilic et d’un filet d’huile d’olive et pour ceux qui aiment on oublie pas un ravier de parmesan râpé.

Cette soupe est très épaisse, il fallait bien ça pour réconforter les paysans après une dure journée de labeur, on peut toujours la rallonger en fin de cuisson avec un peu de bouillon, mais dans ce cas on dilue un peu les saveurs et c’est dommage. Et au moins avec elle pas de gaspillage on récupère les pains rassis.

jeudi 10 février 2011

Feuilletés aux poireaux

Feuilletés de poireaux


- On commence par préparer les deux gros poireaux en les coupant en deux dans le sens de la longueur puis en petits tronçons, on les lave soigneusement, surtout s’ils proviennent du jardin, on les égoutte puis on les sèche sur un torchon.
- On fait fondre dans une cocotte les 80 g de beurre. On saisit les 150 g de lardons dans les 80 g  beurre mousseux sans les colorer. Ajouter les poireaux, saler et poivrer. Faire fondre doucement pendant 25 minutes en remuant souvent.
- On découpe les 2 pâtes feuilletées en 8 cercles de 6 cm de diamètre environ.
- On dépose une cuillerée de fondue de poireaux refroidie au centre de 4 des ronds, puis on recouvre avec les 4 autres cercles en appuyant sur les bords pour former 4 petites tourtes.
- On délaye le jaune d’œuf avec une goutte de lait et on badigeonne avec un pinceau le dessus des tourtes. - On enfourne pour 30 minutes de cuisson dans le four préchauffé à 180°.
- On sert chaud avec une réduction de vinaigre balsamique.
 Si l’on est très gourmand on peut accompagner la cuillerée de poireaux d’une fine rondelle de foie gras. On accompagnera alors ce feuilleté avec une émulsion, huile, vinaigre et raisins frais, que l’on passera au mixer et que l’on fera tiédir pour le service. Une belle entrée pour un repas de fête.

Autrefois, quand un seigneur partait faire une tournée dans son territoire, soit pour chasser soit pour voir ses sujets, il emportait toujours un gros pichet de vin blanc qu'il confiait à un serviteur. A charge pour lui de dénicher une fontaine chantante ou une source secrète pour y cacher, dans le mystère de ses eaux fraîches, ce vin qui désaltèrerait le noble un peu plus tard. Ce vin blanc, issu de la tradition viticole et de la modernité de la vinification, il se trouve dans les bouteilles de Baron d'Albret Blanc. Identique à celui qu'aimaient les seigneurs gascons.



 
Je vous souhaite une très bonne journée que vous viviez en Ville, au bord de la Mer, à la Montagne, ou comme moi à la Campagne...

mardi 8 février 2011

La garbure

 
Lorsque vous poser la question à un gascon : « Qu’-est-ce que la Garbure » vous aurez cette réponse : « C’est une soupe », mais si par souci de confirmation, vous posez la même question à un autre gascon, il vous répondra « La Garbure, ventre saint-gris, c’est un plat et qui plus est, un plat complet ». Alors oui la garbure est un plat et une soupe. Autrefois c’était l’aliment de base des paysans gascons, elle variait suivant le rythme des saisons et les ressources du potager et du saloir. La composition de la garbure est donc variable à l’infini et ses proportions également. En hiver et surtout dans la période des fêtes, elle devenait plantureuse avec l’ajout d’un quartier d’oie, ou de cuisses de canard gras et la verrine de foie gras largement tartiné sur le pain croustillant. Un plat calorique donc mais les paysans de l’époque dépensaient une énergie 3 fois supérieur à la nôtre (6000 calories par jour), luttant contre le froid car les maisons n’étaient pas ou peu chauffées, levés tôt travaillant à l’extérieur, cette activité physique nécessitait bien une nourriture riche.

Mais de nos jours on peu s’offrir des garbures allégées tout aussi plaisantes et saines. Personnellement je remplace l’oie par des cuisses de canard que je fais rôtir avant de les plonger dans le bouillon. Je commence par débarrasser les cuisses du gras superflus (surtout ne pas jeter ce gras c’est de l’or en barre, faites cuire dedans des pommes de terre sautées c’est délicieux, on qualifie le gras du canard de bon gras, mais cela reste des lipides donc pour la ligne….wouh wouh), puis je les fais rôtir doucement dans une poêle à sec, la graisse fond, la viande grésille et caramélise, quand les cuisses sont dorées, croustillantes, je les mets dans le bouillon en même temps que les pommes de terre.

Faire chabrot n’est pas uniquement une tradition française. En Russie on met dans la dernière lampée de bouillon de la soupe une généreuse rasade de vodka, et la vodka russe ou polonaise (la vraie) c’est 75°, waouh ça arrache.

Quand chez moi on fait chabrot, je n’oublie pas de rappeler à tous que cette tradition est une forme de communion avec nos racines paysannes 

Pour 6 à 8 personnes, il vous faudra un panier bien rempli…
• 1 kg de pommes de terre ferme+ 3 pommes de terre type bintje
• 3 navets ronds ou longs
• 6 grosses carottes
• 1 petit chou
• 2 oignons
• 1 bouquet garni
• 8 gousses d’ail
• 2 grosses poignées de haricots blancs frais
• 1 petit piment d’ Espelette
• 1 quartier d’oie
• 1 cuillerée à soupe de graisses d’oie
• 1 bon vin rouge pour le chabrot
• De fines tranches de pain de campagne

Pour le matériel il vous faudra un grand récipient si possible plus haut que large. Une soupière, un plat de service.
Dans votre récipient mettre 3 à 4 litres d’eau que vous porter à ébullition, saler et poivrer couvrir. Pendant ce temps préparer les légumes : éplucher les 3 pommes de terre bintje et les couper en cubes, éplucher l’ail et le fendre par le milieu. Préparer le bouquet garni composé d’herbes : laurier, thym, persil, cèleri, romarin, origan…. Eplucher et couper en tronçons les carottes ainsi que les navets et les oignons.
Mettre tous ces légumes préparés et lavés dans l’eau bouillante, rajouté les haricots blanc frais et la cuillerée de graisse d’oie. Laisser cuire doucement à petits bouillons pendant une heure.
Ajouter après ce laps de temps le chou, le petit piment d’Espelette. Laisser reprendre l’ébullition, puis rajouter le quartier d’oie découpé en morceaux et le kilo de pommes de terre épluchées et lavées mais entières. Laisser cuire à feu doux durant 40 minutes.
Pour le service on met les morceaux d’oie dans le plat de service entourés avec les pommes de terre entières et les quartiers de chou, dans une soupière familiale on verse le bouillon et ses légumes, on accompagne le tout de tranches de pain de campagne ou de pain de méteil.
Quand la soupe est avalée, on fera chabrot en versant dans le reste de bouillon une généreuse lampée d’un bon vin rouge, on aura alors le droit de porter l’assiette creuse ou le bol à ses lèvres pour s’octroyer une revigorante et savoureuse émulsion. C’est le complément rituel de la garbure.
Choix du vin : Côtes de Saint-Mont, Madiran, Buzet, Béarn, Tursan


samedi 5 février 2011

Parmentier du Sud-Ouest

Cétait mon menu de réveillon du jour de l’an :

Consommé de potiron aux mouillettes de pain d’épices
Foie gras à la Cramaillotte et aux pommes
Plateau de fruits de mer
Parmentier du Sud-Ouest
Plateau de fromages
Gâteau de l’an neuf

Il faut parfois oser des choses qui nous paraissent incongrues. Servir un Parmentier du Sud-ouest le soir du réveillon de Saint-Sylvestre était risqué, ce fut une réussite. Et ainsi j’ai résolu le grand dilemme : chapon ou dinde !

Pour la purée, un bon lait frais entier apporte l’onctuosité, les rillettes d’oie (en quantité raisonnable) parfument et enrichissent le plat, les champignons de Paris donnent ce petit côté forestier festif.

Habituellement on fait ce plat avec des cuisses de canard confit que l’on effiloche, mais les rillettes d’oie conviennent très bien. On accompagne ce plat luxueusement rustique, d’une salade de roquette qui l’est tout autant. On sert avec un Buzet « Baron d’Ardeuil », un vin rouge aux parfums légers qui me fait penser à un sous-bois doré. Ce plat convient pour 6 à 8 personnes.



Sortir le beurre à l’avance.

On commence en épluchant les pommes de terre. On les essuie dans un torchon propre. On les coupe en gros cubes. Dans une grande marmite on met les pommes de terre que l’on recouvre d’eau. On met à cuire. Pendant ce temps on fait cuire les champignons dans une grande poêle avec 3 cuillerées d’huile d’olive, jusqu’à ce qu’ils aient rendu leur eau de végétation.

Quand les pommes de terre sont bien cuites on les égoutte dans une passoire et on remet le tout dans la marmite. Dans une casserole on fait chauffer le demi-litre de lait, quand il est chaud on le verse sur les pommes de terre, on sale et on poivre légèrement.

On écrase à l’aide d’un presse-purée jusqu'à l’obtention d’un écrasé de pommes de terre onctueux, mais encore avec des morceaux. (Ah ! ça muscle bien les biscoteaux)

Dans un grand plat à gratin, que l’on aura beurré (pour que cela n’attache pas au four), on installe une première couche de pommes de terre, on découpe en petits morceaux les 400 g de rillettes que l’on disperse sur la couche de purée, on les recouvre avec les champignons de Paris, puis une deuxième couche de purée jusqu’à épuisement. On saupoudre de chapelure.

On met cuire à four chaud 170° pendant 40 minutes. C’est un régal.

PS : Adoucissez la salade de roquette en éparpillant en surface les graines d’une grenade, c’est drôle et délicieux, ça explose en bouche comme ces bonbons acidulés de notre enfance.

vendredi 4 février 2011

C'était en Février 1956...

Je viens de me rendre compte que le célèbre mois de Février 1956 avait 55 ans. Eh oui il y a 55 ans en Provence par ce sinistre mois, périssaient par centaines nos oliviers et le littoral était sous 60 cm de neige. Mon père m'a très souvent raconté que le 30 janvier il travaillait en bras de chemise retroussés dans son jardin tellement la température était agréable, le 31 il pleuvait une petite pluie très fine. Le premier février il faisait -17  et la température pendant tout le mois ne dépassera pas les -10° dans la Loire. En Isère la nuit on entendait les troncs d'arbres éclatés sous le gel, il a fait certaine nuit -35°.
La promenade de la Mer à Cavalaire en Février 1956
L'avenue des Alliés à Cavalaire Février 1956

Coquillettes à la méditerranéenne

Pour 4 personnes


250 g de coquillettes
125 g de carottes
100 g de navet
1 courgette
½ poivron rouge
½ poivron vert
100 g de pois chiches (en boîte)
50 g de raisins de Corinthe
1 petit verre de cognac
1 litre ½ de bouillon de poule
Bien salé et bien relevé
Sel et poivre de Cayenne
1 cuillerée à soupe de concentré de tomate
Harissa (suivant le goût)
5 cuillerées d’huile d’olive
2 pincées d’origan

On met tremper les 50 g de raisins dans le petit verre de cognac (vous pouvez remplacer le cognac par un verre de thé)

On prépare un litre ½ de bouillon avec 3 cubes de bouillon déshydraté dans un grand faitout.
Pendant que le bouillon se fait, on épluche les 125 g de carottes et on les coupe en petits cubes. On fait pareil pour les 100 g de navet et la courgette, on épépine le ½ poivron rouge et le ½ poivron vert et on les coupe en petits cubes. Quand tous les légumes sont préparés on les met dans un panier (genre panier de cocotte minute) et on les met cuire dans le bouillon, après 20 minutes de cuisson les retirer et les garder au chaud.
Dans le bouillon faire cuire les 250 g de coquillettes pendant 10 minutes. On égoutte les pâtes mais on conserve le bouillon. On garde les pâtes au chaud.
On prélève une tasse de bouillon dans laquelle on fait dissoudre la cuillerée à soupe de concentré de tomate on peut rajouter un peu de harissa, on sale on poivre.
Sur un plat on dresse les pâtes, on garni avec les légumes, puis on réparti les raisins de Corinthe on verse la sauce sur le dessus, et on parsème d’origan et de parmesan râpé.

Ces coquillettes méditerranéennes constituent une garniture merveilleuse pour accompagner un gigot ou un méchoui. On peut aussi les accompagnées de boulettes de viande de bœuf que l’on aura congelées ce qui fut mon cas, j'en prépare toujours un peu plus.
Je vous souhaite une belle fin d'après-midi, nous allons avoir tout un week-end pour se faire plaisir, c'est magnifique.

Mon exil prend fin....quel soulagement !

Oui, c'était comme un exil, une île déserte,  mais ma rédemption est là, ma joie est immense. Depuis le 17 décembre j'étais privée du plaisir de vous retrouver chaque jour, ma connexion ne fonctionnait plus et le problème était des plus complexe. Après 1 mois et demi de galères en tout genre, de prise de tête, de découragement, enfin je vous retrouve, si vous saviez comme je savoure ce moment.
D'abord, je vous envoie mes voeux les plus sincères, s'ils sont en retard, ils n'en sont pas moins affectueux. Voeux d'une très bonne santé, de prospérité, de bonheur, de réussite professionnelle et toujours cet engouement pour nos blogs qui sont de plus en plus beaux, intéressants et prolifiques.

J'ai passé de très belles fêtes de fin d'année et je l'espère vous aussi. Avant de rentrer dans la période du Carême qui nous conduira aux fêtes de Pâques, les réjouissances de mardi-gras nous attendent, crêpes et bugnes réjouiront nos palais. Mais la première des choses que je vais faire c'est de plonger dans vos univers avec délectation. Merci pour tous vos messages.

Pounti auvergnat

Voici un plat traditionnel auvergnat. Plat paysan qui utilise les produits de la ferme et du jardin potager. On dit l'Auvergnat pingre ...