vendredi 30 octobre 2009

Terrine Auvergnate - Rillettes de Campagne

Est-ce le temps d’automne qui m’a donné l’envie de renouer avec cette tradition que mon père m’avait enseigné. Ah les terrines et pâtés de mon enfance ! Rien que d’y penser j’en salive.
Je me méfie de plus en plus des charcuteries industrielles quelles soient sous cellophane ou à la coupe, il entre tant de produits aux noms inquiétants dans la composition, et puis une façon de faire dans les stands à la coupe, que je n’apprécie pas du tout, c’est de couper les tranches à l’avance.
Mais attention si vous faites vos terrines et pâtés, votre famille ne voudra plus manger de terrines industrielles, tant la différence gustative et le bénéfice pour notre santé sont grands. Cela vous apportera aussi une grande satisfaction. Pour un repas du dimanche la terrine peut très bien se faire dans la semaine.
Certes faire soi-même ses terrines, pâtés, rillettes…etc. nécessite un petit investissement. Il vous faudra deux terrines, une petite pour les terrines fines de 600 g environ ou pour faire le foie gras, et une plus grande 1 kg et allongée pour les terrines et pâtés. Noël approche cet investissement peut très bien être commandé au Père Noël. Il vous faudra aussi deux petites planchettes de bois aux dimensions supérieures exactes correspondant aux terrines, en effet quand les terrines sont cuites il faut parfois les pressées. Pour cela, on enlève le couvercle, on dépose sur le dessus une planchette de bois adaptée à l’ouverture, planchette que l’on charge de poids (des boîtes de conserves par exemple) et on maintient la pression jusqu’à complet refroidissement.
Pour les terrines tous les matériaux vont bien que ce soit en porcelaine, en terre vernissée, en fonte émaillée ou en silicone, après c’est une question de prix et de durée j’ai des terrines qui ont 40 ans.
Un autre conseil si vous devez acheter votre viande hachée il faut qu’elle soit très fraîche donc achetez la au dernier moment. Et rassurez-vous, c’est facile….

Voici donc un nouveau libellé : Terrines - pâtés et Cie
Terrine auvergnate
Il faut :
 500 grammes de viande de bœuf hachée (ou pas suivant le goût)
 250 grammes de chair à saucisse
 Des bardes de lard
 2 gros oignons
 2 gousses d’ail
 Une noix de beurre
 1 œuf
 ½ verre de bon vin rouge
 Un bouquet de persil plat
 Sel et poivre ou piment d’Espelette


1. Lavez vous soigneusement les mains, brossez vos ongles, (l’hygiène et la propreté sont primordiales pour ces préparations)

2. On hache les oignons et on les passe au beurre à feu doux sans laisser prendre couleur.

3. On mélange la chair à saucisse, les oignons, l’ail et le persil hachés, l’œuf, le ½ verre de vin (soit 6 cl environ)On assaisonne de sel et à son goût de poivre ou de piment d’Espelette en poudre. On mélange bien tout ça directement avec la main.

4. On coupe la viande de bœuf en fines lanières.
A noter : vous pouvez prendre de la viande de bœuf hachée, ou, si vous préférez avoir de la matière dans votre terrine, faire de très fines lanières dans un beau morceau.

5. On garni la terrine de bardes de lard et on la remplie en alternant les couches de hachis et les couches de bœuf. On termine en recouvrant de bardes de lard.

6. Fermer la terrine et luter* à l’aide d’une pâte assez fluide faite de farine et d’eau.Mettre à four moyen, la terrine étant placée au bain-marie, on laisse cuire 3 heures à 150°/160°.

7. On laisse refroidir complètement et on attend une journée avant de démouler.
On accompagne de cornichons fait maison voir ici, et on sert avec une bonne salade verte.


*luter : c’est une façon de fermer hermétiquement la terrine. On fait une pâte avec de la farine et de l’eau, il faut qu’elle soit bien malléable, on forme un boudin de pâte que l’on place sur le pourtour de la terrine et on pose le couvercle dessus.

A présent une recette de Rillettes de Campagne
 500 g de viande maigre de porc
 500 g de lard gras
 50 g de saindoux
 Un bouquet garni
 30 g de sel marin
 Du poivre
1. Couper la viande et le lard en petits morceaux et les faire dorer dans le saindoux. Retirer une partie de graisse et réserver.

2. Recouvrir d’eau chaude, saler et poivrer, ajouter le bouquet garni.
Recouvrir la marmite d’un couvercle et laisser mijoter très doucement pendant 4 heures. (j'utilise la plaque électrique du wok). Quand l’eau est totalement évaporée, laisser encore quelques minutes sur le feu en remuant vivement, le mélange doit prendre une légère couleur rousse.

3. On passe le tout dans une machine à hacher, en ajoutant la graisse retirée. Mélanger encore avant de mettre en pots de grès ou de faïence, couvrir d’une couche de bon saindoux et d’un papier sulfurisé.

4. Conserver les rillettes dans un endroit sec et frais.


Régalez-vous...!

jeudi 29 octobre 2009

Le Lot et Garonne en vidéo

Aujourd'hui pas de recettes, pas de cuisine, je vous emmène simplement visiter mon département : LE LOT ET GARONNE (47) situé en région d'Aquitaine, je vous souhaite la plus belle des découvertes. La petite vidéo dure 15 minutes. Elle a été faite par le Comité Départemental du Tourisme du Lot et Garonne.



mardi 27 octobre 2009

Rouleau de saumon

Quand on prépare un repas et que l’on se focalise sur le plat principal, on aime malgré tout avoir une petite entrée sympathique mais néanmoins rapide, c’est le cas de celle-ci.

Il faut pour 4 personnes



 8 tranches de saumon fumé
 Une boîte de St Moret 150/200 g
 2 œufs cuits durs
 1 citron non traité
 4 olives noires
 Une salade verte ou
 Une salade d’endives


Faire cuire les œufs durs.
Dans un grand bol mettre le St moret, prélever le zeste du citron après l’avoir lavé et séché. Le mettre avec le fromage, saler et poivrer. Ecraser à la fourchette les blancs et les jaunes des œufs et les mélanger au fromage. Bien mélanger pour obtenir une pâte homogène que l’on peut détendre avec quelques gouttes de jus de citron.


Trier, laver et essorer la salade. La couper en fines lanières (à l’italienne) en garnir une jolie assiette.


Mettre une tranche de saumon sur le plan de travail. En garnir le centre avec deux grosses cuillerées à café de la pâte fromagère, puis rabattre pour former un rouleau. Déposer ce rouleau sur la salade, il faut deux rouleaux par assiette. On décore les rouleaux de saumon avec une demi olive noire.


On rallonge le reste de pâte avec le jus de citron. On en met un peu au bord de la salade, elle servira d’assaisonnement à celle-ci.




Pour ma part je préfère la version salade d’endives couper très finement en chiffonnade que j’agrémente de demi cerneaux de noix.

 
 
 
 
Je voudrais vous montrer mes petits trésors. Ce sont des rainettes vertes arboricoles qui vivent dans mon jardin et même sous ma fenêtre de cuisine, elles aiment se mettre un peu au soleil, mais ce sont surtout des aventurières crépusculaires et nocturnes, elles se nourrissent d’insectes et de leurs larves, et d’araignées.

Malheureusement cette espèce disparaît peu à peu dans nos régions à cause des jardiniers amateurs qui rêvent de jardins sans insecte, sans oiseau, sans limace, sans escargot, sans papillons, sans guêpes, sans abeille. Vous l'aurez compris ce n'est pas le cas du mien qui ressemble plus à un jardin de curé. Car en effet je ne saurai me priver de ces merveilleuses rencontres. Elles sont trop mignonnes mes petites rainettes... (les photos sont un peu floues car je les ai faites au-travers des fenêtres de la cuisine qui sont teintées pour le soleil)


lundi 26 octobre 2009

Salade coquette

Nous sommes entrés dans la dernière semaine du mois d’octobre, et sur les étals des marchés revient un fruit au goût de l’enfance : la grenade. Pour tout savoir sur ce fruit un peu mystérieux il faut aller ici .
Puisque ce fruit est un bienfait de la nature, il ne faut point s’en priver. Il peut se décliner en salade comme en dessert avec sa petite note sucrée et acidulée. Alors quand vous ferez votre marché cette semaine n’oubliez pas d’acheter des grenades, elles vous feront sauter de plaisir…

Il vous faudra pour réaliser 4 assiettes

Pour la salade :
 2 belles salades sucrines
 4 rondelles de médaillon de foie gras
 2 grenades fruit
 Quelques tranches de toast grillées
Pour la sauce :
 6 cuillerées à soupe d’huile de colza
 3 cuillerées à soupe de vinaigre de sureau
 Persil et ail haché
 Du jus de grenade
 Du sel et du poivre
 2 cuillerées de miel de fleurs
Laver et essorer la salade.

Décortiquer les grenades et récupérer les petites graines couleur rubis.
Préparer la sauce de salade. Mélanger les ingrédients dans un shaker
Couper les rondelles de foie gras en utilisant un couteau passé sous l’eau chaude.
Présenter dans de grandes assiettes blanches pour mettre en valeur les couleurs
Servir avec des toasts grillés et chauds.


Accompagnez d'un bergerac blanc moelleux...et laissez couler le temps doucement.

dimanche 25 octobre 2009

Blanquette de Veau

Dans une émission qui s'appelle " Bon et à savoir" diffusée le 10 octobre 2009 sur M6, j'ai vu réalisé une blanquette de veau qui m'a mis l'estomac à l'envers, de pauvres morceaux de viande de veau, cuits à l'eau, recouverts d'une sauce blanchâtre et garnis de quelques légumes tristounets. J'ai bondi, je me suis dit que c'était impossible, que l'on ne pouvait pas laisser se perpétrer un tel crime de mal bouffe, qu'à la face de la planète gastronomique francophone on ne pouvait tolérer que le plat favori de la France et des français soit ainsi abaissé à ce vulgaire brouet. Alors j'ai réagi, dans le grenier je suis montée, après avoir manipulé des tonnes de carton j'ai trouvé celui qui contenait mes bouquins de cuisine des années 80, et là Dieu merci je l'avais bien gardé : Le Livre, Le Paul Bocuse paru en 1986  aux éditions Flammarion : Bocuse à la carte...menus pour la table familiale. C'est lui qui m'a appris à faire ce plat que des générations de français ont saucé en se léchant les cinq doigts et le pouce.
En ce dimanche 25 octobre 2009 il est grand temps de remettre les pendules à l'heure....à mais ! (Mdr)

Il vous faudra dans le couffin :
 300 g de tendron de veau
 300 g d’épaule de veau
 300 g de collier
 50 g de lardons
 4 carottes
 4 petits oignons
 1 branche de céleri
 2 gousses d’ail
 35 cl de bon vin blanc
 50 cl d’eau
 300 g de champignons
 1 jaune d’œuf
 2 cuillerées à soupe de crème fraîche
 30 g de beurre
 2 cuillerées à soupe d’huile d’olive
 2 clous de girofle
 1 bouquet garni
 Quelques baies roses
 1 petit verre de porto blanc (c’est ma touche personnelle)
 Du sel de mer (Oléron pour moi)
 Du persil plat

Comment procède-t-on ?
On commence par éplucher laver et couper tous les légumes : carottes, champignons, oignons ail, herbes et épices.
Dans une cocotte en fonte on fait fondre le beurre dans l’huile d’olive. On met à rissoler les petits lardons,

on découpe la viande en gros morceaux (on enlève surtout pas les petits os et les cartilages ce sont eux qui donnent le côté gélatineux).
On met les morceaux de viande à colorer, on sale et on poivre légèrement. On fait bien dorer partout.


On ajoute les carottes coupées en sifflet, les oignons coupés en deux, les gousses d’ail pelées et écrasées avec le plat du couteau.


On ajoute aussi les herbes et aromates : 2 clous de girofle, thym et laurier, cèleri et 2 brins de persil.

On mélange et on laisse étuver le tout brièvement sans couvrir.


On saupoudre d’une cuillerée à soupe de farine. On mélange, on laisse un peu prendre couleur, puis on arrose avec le vin blanc et l’eau. On laisse tomber dans la cocotte quelques baies roses.


On porte à ébullition, on écume si nécessaire, on couvre et on laisse mijoter tout doucement pendant 1 heure à petits plop plop.


On retire la viande et les légumes que l’on met dans une autre cocotte, on passe la sauce au chinois au-dessus de la cocotte contenant les viandes, on ajoute les champignons entiers nettoyés et on laisse cuire 5 minutes après la reprise de l’ébullition, si cela semble nécessaire on peut rajouter un peu d’eau. On poivre encore une fois après avoir goûté. On retire du feu.

On bat ensemble à la fourchette un gros jaune d’œuf, la crème fraîche et le petit verre de porto blanc.
On mélange cette liaison avec la viande, hors du feu. On remue bien.
On dispose sur un plat ou à l’assiette en saupoudrant de persil haché.


On accompagne de riz blanc ou comme moi de riz complet.

Je sers aussi avec, de larges tranches de pain de campagne saupoudrées de parmesan, que je fais grillées au four.

Astuces : En cette période j’utilise des oignons roses de Roscoff au parfum raffiné. Et pour les champignons on peut prendre une boîte de champignons de Paris entier, mais frais c’est bien meilleur. Choisissez aussi un bon vin blanc, ici j’ai mis un bordeaux blanc d’un petit récoltant. On peut démarrer entièrement au beurre si on aime ça, dans la cuisine lyonnaise traditionnelle le beurre et la crème entière sont des incontournables.



Avec ce plat un vin léger, moi j'ai jeté mon dévolu sur un Buzet Lys Blanc de 2006.
Et puis il suffit de savourer, la fenêtre de la cuisine est grande ouverte, finalement le ciel s'est éclairci et le thermomètre grimpe au-dessus des 20°. Les petits oiseaux s'égosillent dans de joyeuses disputes, mes chats se lavent sur le rebord de fenêtre, on entend les petites grenouilles vertes dans la haie de laurines.
Dans mon verre un floc de Gasgogne à la belle robe jaune m'ouvre l'appétit, encore une belle journée dans la campagne Lot et Garonnaise....

jeudi 22 octobre 2009

Nostalgia...

Aujourd'hui je fête un anniversaire. Il y a 50 ans j'entendais pour la première fois ceci, et croyez moi  il y en eu beaucoup d'autres derrière.....entre les devoirs du soir et la tartine de confiture, je me souviens....

 http://www.youtube.com/watch?v=YeFvPKCTnJA&feature=player_embedded

et vous, vous souvenez-vous ?

mercredi 21 octobre 2009

Aiguillettes de canard gras aux deux raisins


J’avais dans mon congélateur 400 g de très gros raisins italia que j’avais patiemment épluchés et épépinés. Travail de forçat me direz-vous ! Peut-être mais c’était un jour de pluie, la cheminée éclairait doucement la grande pièce et j’avais mis un de mes dvd préféré, « les beignets de tomates vertes » mes mains se sont activées tandis que j’étais ailleurs, et ces raisins attendaient sagement que je leur trouve un ami gastronomique…donc c’est dit se sera du canard.

C’est étrange aujourd’hui aussi il pleut, la campagne est pudique et se cache derrière de longues écharpes de brume. Ma maison me dorlote. Monsieur M ronronne sur le fauteuil de la cuisine…


Pour quatre personnes dans votre couffin il faudra :
 600 g d’Aiguillettes de canard gras
 100 g de raisins secs golden
 2 tranches de poitrine coupées en fins lardons
 400 g de très gros raisins italia épluchés et épépiné
 1 cuillerée d’huile d’olive
 1 généreuse cuillerée à soupe de miel liquide
 5 cl de rhum
 Du sel du poivre un peu de piment d’Espelette

On met tremper les raisins secs dans de l’eau bouillante aromatisée avec le rhum.

On découpe les tranches de poitrine en fins lardons.
Dans un sautoir on met chauffer l’huile d’olive dans laquelle viendront rissolés les petits lardons. Puis on fait cuire les aiguillettes deux minutes de chaque côté. On les réserve dans du papier aluminium, pour les garder chaudes et que la viande se détende.
Dans la poêle on verse les raisins secs et l’eau aromatisée, on laisse réduire un peu puis on rajoute les raisins italia. On met un petit carré de piment d’Espelette, la belle cuillerée de miel liquide, on laisse réduire. On remet la viande sur le dessus, on laisse à couvert et à feu vif une minute ou deux et l’on sert aussitôt accompagné de riz blanc. Un instant de plaisir pour un plat rustique et raffiné.

Astuce : Le canard mérite une cuisson au cœur rosé, pour être tendre.


Avec ce plat subtil je verrais bien un Irouléguy "Amentsa" rouge.


mardi 20 octobre 2009

Kréativ Blogger

Sacha du blog  http://lejournalgourmanddesacha.blogspot.com/ vient de m'attribuer le prix Kréativ Blogger dont voici le logo :

Je suis émue car c'est le premier prix que je reçois et en plus venant de Sacha, il prend un sens encore bien plus grand, je dois le transmettre à 7 blogs que j'aime bien et vous révéler 7 aspects de ma personnalité, je vais donc commencer par là :

1 - J'aime avec passion la campagne du Lot et Garonne


2 - J'aime le vin et le mariage qu'il implique avec les plats


3 - J'ai fait de la gymnastique (bon y a longtemps vous m'avez reconnue ?)


4 - J'aime les chats qui partagent ma solitude, et les poules aussi.


5 - je n'aime pas l'hypocrisie, le snobisme, l'orgueil, le matérialisme, le vedettaria...

6 - J'aime la solitude, la méditation, les mots et les idées, le terroir, les Fées et les esprits sylvestres...

7 - Mon premier bonheur du jour, rendre visite aux blogs que je fréquente, en buvant une tasse de café Launay...


A présent je transmet moi aussi ce prix au blog que j'aime :

Il y en aurait sans doute beaucoup d'autres et le choix est cornélien pour moi, alors pardonnez-moi...

lundi 19 octobre 2009

Poulet chasseur

Poulet chasseur…
C’est le repas du dimanche, la famille est réunie,  on vient de rentrer les pommes cueillies une à une doucement sans les taller dans le verger, l’oncle Roger les a rangées sur le fruitier, la queue en haut sans qu’elles se touchent. Pierrot tire au tonneau un grand pichet de cidre fait par grand-père l’an passé, tandis que son père remonte de la cave un panier métallique où beaujolais village et bourgogne aligoté se disputent la vedette. Les femmes sont en cuisine. La grande table devant le feu a revêtue sa robe de toile basque. Tout le monde s’installe. Fièrement portée par Suzanne une douzaine de bons gros escargots bien musclés, est placée dans chaque assiette, le poulet chasseur et sa purée arrivent, et pour finir ce repas dominical des pommes bonne-femme fourrées de gelée de framboise cuites au four et flambées à l’armagnac devant les convives par Thérèse…un menu divin ! Toute la famille est là.
Rex, sous la table se régale d’os de poulet et se dit qu’il a bien fait de faire courir de temps en temps les bestioles, outre que cela l’a beaucoup amusé, elles ont la chair la plus ferme qui soit…un régal.


Le poulet chasseur c’est un grand classique pour débutant. N’hésitez pas pour faire ce plat à choisir un vrai poulet fermier, et un vin blanc de bonne tenue. Réchauffé c'est encore meilleur.







Il faudra dans votre couffin pour 4 à 5 personnes :
 1 poulet d’environ 1,8 à 2 kg
 2 échalotes roses

 200 g de champignons de Paris (frais ou en boîte)
 4/5 tomates pelées coupées en deux
 50 cl de vin blanc
 1 feuille de laurier
 2 grosses gousses d’ail
 Quelques feuilles de cèleri
 1 branche de thym ou de romarin
 Quelques brins de persil
 3 cuillerées à soupe d’huile d’olive

En accompagnement je vous propose une purée dans le cadre familiale, et pour un repas moins convivial des pommes de terre vapeur ou des tagliatelles.


- On coupe le poulet vidé et nettoyé (faire des petites portions c’est plus facile à dorer), on sale et on poivre tous les morceaux.
- On pèle les échalotes, l’ail -dégermer si nécessaire-, on coupe le pied des champignons, on ébouillante les tomates pour mieux enlever la peau.
- Dans une cocotte en fonte on fait chauffer l’huile et on fait dorer les morceaux de poulet sur toutes leurs faces.
- On ajoute l’ail, les feuilles de cèleri, les tomates pelées coupées en deux, les champignons, la feuille de laurier et la branchette de thym ou de romarin. On mélange bien le tout.
- On mouille avec le vin blanc sec. On laisse cuire à découvert pendant 30 minutes à feu moyen. Au bout de ce temps on couvre et on laisse mijoter tout doucement 20 minutes.
- On sert au plat ou à l’assiette, saupoudré de persil haché. Moi bien sûr j’utilise mes petites cocottes individuelles

L’astuce : si vous servez à l’assiette, pendant la cuisson du poulet faite griller de larges tranches de pain de campagne, mettre une tranche dans chaque assiette et servir le morceau de poulet posé sur le pain.

On termine ce repas part une belle salade craquante.

Comme vin, Beaujolais village ou Bourgogne aligoté

mercredi 14 octobre 2009

Salade piémontaise


La salade piémontaise c’est bête comme choux, seulement du choux y en a pas ! Pourquoi piémontaise d’ailleurs ? Eh bien je n’en sais fichtre rien. On trouve des pommes de terre de partout, pas uniquement dans le Piémont. Ce mot est très précis aux pieds des monts : en l’occurrence les Alpes.
C’est une entrée agréable, que l’on peut préparer la veille. Voici ma version allégée.
Dans votre couffin il faudra pour 4 convives :
 6 belles pommes de terre fermes
 4 tomates
 4 œufs cuits durs
 Une tranche épaisse (1 cm) de jambon cuit
 6 gros cornichons
 1 citron
 6 brins de persil ou de ciboulette
 1 mini-pack de crème de soja
 1 œuf frais pour le jaune
 1 cuillerée à soupe de moutarde
 De l’huile de colza (excellente contre le cholestérol)


On commence par mettre chauffer de l’eau pour la cuisson des pommes de terre, on épluche celles-ci et on les découpe en cubes. Quand l’eau bout on la sale et on jette les dés de pommes de terre dans l’eau. Quand l’eau se remet à bouillir on surveille la cuisson, les dés doivent être cuits mais ne pas s’écraser. Faire cuire les œufs durs.

On lave et on coupe les tomates en cubes (moi j’ai utiliser mes tomates cerises coupées en deux, elles produisent encore c’est fou).
On coupe toujours en petits dés, le jambon.
On coupe les cornichons. On peut mettre aussi des petits oignons macérés au vinaigre, c’est très bon.
Pour la mayonnaise…
On casse l’œuf, on garde le jaune, on met le blanc dans la boîte des blancs du congélateur. On mélange le jaune et la moutarde, on attend une minute et on commence à monter la mayonnaise quand on arrive à la moitié de la quantité désirée, on abandonne l’huile et on continue avec la crème de soja (elle ne contient que 17% de matière grasse) la mayonnaise blanchie. On aromatise la mayonnaise avec le jus du citron.
On mélange dans un saladier tous les ingrédients : pommes de terre, tomates, œufs cuits durs, dés de jambon, cornichons, la mayonnaise, on mélange tout ça, on parsème de persil.
On met au frigo en couvrant le saladier d’un film.
On sert avec du pain grillé…

Les astuces : Je mets tous les blancs d’œuf que je n’utilise pas dans une boîte sur laquelle je colle une étiquette (chaque fois que je mets un blanc je fais une croix) quand j’en ai une bonne quantité je fais des meringues, les blancs congelés montent très bien en neige.
Pour la cuisson des dés de pommes de terre j’utilise un ancien panier de cocotte minute ce qui fait que je les récupère d’un seul coup et comme l’eau est bouillante, je mets illico les œufs à cuire.




Comme vin je vous propose un muscadet blanc tout frais.


lundi 12 octobre 2009

Le Château des Milandes

A vos pieds mettez de bonnes chaussures, dans votre sac un petit pull, mais surtout n'oubliez pas l'appareil photo, nous partons en Dordogne...je vous emmène au château des Milandes où vécurent Joséphine Baker et Jo bouillon.


C'est Henry et Claude de Labarre qui sont aujourd'hui propriétaires de cette ancienne demeure.


Le Château fut construit en 1489 par François de Caumont Seigneur de Castelnaud à l'initiative de son épouse Claude de Cardaillac.


En 1937 de passage  en Périgord Joséphine découvre les Milandes, tombée amoureuse de la bâtisse et de la région, elle louera la propriété puis en 1947 , elle achète son château de la Belle au Bois Dormant .

On pénètre dans cette demeure par une magnifique porte gothique avec des armoiries de la fin du 19ème siècle. Puis on monte un escalier à vis qui nous conduit dans la salle du music hall. Sur des manequins sont présentés les costumes de scène de Joséphine, je peux vous assurez qu'elle avait une taille de guêpe.
Malheureuseument il est interdit de faire des photos à l'intérieur du bâtiment.
Joséphine est née le 3 juin 1906 à St Louis aux Etats-Unis, elle commence de chanter à 14 ans.
C'est Caroline Dudley  une américaine vivant à Paris qui la découvre, c'est le début d'une grande aventure, en 1925 elle part pour Paris.

Grâce à la revue nègre aux champs Elysées, elle laisse explosée sa beauté, sa sensualité. Tous les artistes français fondront pour le charme de la Vénus d'ébène : Gabin, Cocteau, Georges Simenon... Puis se sera les Folies Bergères pour la nouvelle revue.

Elle apprend à chanter, à danser, à jouer la comédie et tourne ses premiers films.
En 1930 c'est la consécration : elle chante "j'ai deux amours" chanson écrite par Vincent Scotto.

C'est peu connu mais  Joséphine se mit au service de son pays pendant la seconde guerre mondiale. Elle avait épousé Jean Lion en 1937 et pris la nationalité française. Elle est recrutée par le 2ème Bureau des Forces Françaises libres.
En 1943 le Général de Gaulle lui offre la croix de Lorraine en or qu'elle revend aussi sec aux enchères au profit de la résistance, elle est comme ça Joséphine. En 46 elle reçoit la médaille de la résitance et en 61 la médaille de la Légion d'honneur.

Elle se sépare de Jean Lion en 1941. C'est en 1947 qu'elle épouse le chef d'orchestre Jo Bouillon et qu'ils créent ensemble la tribue Arc-en-Ciel 10 garçons et deux filles de races et de religion différentes.

Mais Joséphine est dépensière, elle ne sait pas gérer son domaine et ses ressources, et son coeur est trop grand, trop généreux, il y a aussi autour d'elle des profiteurs, des parasites en tous genres.

Jo Bouillon lassé par les caprices de Joséphine quitte définitivement la France en 1961 pour l'Argentine où il meurt en 1985.

En 1964 la vente aux enchères du Château est annoncée. Le château est sauvé de justesse grâce à l'action de Brigitte Bardot qui lança un appel aux français.
Je me souviens très bien de ce triste épisode, j'avais14 ans et la télévision en noir et blanc depuis peu, Joséphine était entourée de tous ses enfants.


En 1968 de nouveau le château est mis en adjudication. Cette fois personne n'interviendra nous sommes en Mai 68 et les évènements font la une des journaux.
Le château sera vendu 1/10ème de sa valeur. Joséphine est en tournée lorsqu'elle apprend que le nouveau propriétaire a investi les lieux.


Elle passera tout la nuit en pleurs, effondrée sur les marches de la porte de la cuisine.

A 62 ans elle s'installe  à Roquebrune sur la Côte d'Azur dans une villa prêtée par la famille Grimaldi, la Princesse Grâce de Monaco, sera une amie jusqu'au bout. Elle remonte sur scène pour payer ses dettes.


Elle fera un triomphe à bobino pour ses 50 ans de carrière en 1975, après 17 représentations elle est retrouvée inanimée dans l'appartement  qu'elle occupait, elle meurt le 12 avril 1975 d'une hémorragie cérébrale à la Salpétrière.

Ses funérailles ont lieu à la Madeleine le 15 avril 1975 elle sera inhumée à Monaco.

Des douze enfants de Joséphine 11 sont toujours en vie, ils se réunissent parfois aux Milandes pour honorer le souvenir impérissable de celle qui leur à tout donné.

La visite du château est émouvante, la grandeur et la beauté des paysages sont remarquables. Un beau spectacle de rapaces dressés complète la visite.

En marchant dans le parc je pensais à la joyeuse bande qui avait vécue ici, à ces enfants qui avaient trouvé un foyer, un village.

Tout le village de Castelnaud la Chapelle à bénéficier de la générosité de Joséphine, et cela continue encore aujourd'hui grâce aux touristes.

Un petit village qui a eu la chance de vivre avec une grande dame du XXème siècle

Un petit oiseau des îles venu de bien loin pour une grande aventure humaine.


Voici le site très bien fait du Château des Milandes, un site où l'on peut organiser son voyage en connaissance des prix c'est rare, alors bravo aux organisateurs.


 Je ne peux terminer mon billet autrement qu'avec la voix de Joséphine :

 http://www.dailymotion.com/video/x5hjuw_josephine-baker-jai-deux-amours_music

LA SALADE ÉCARLATE DU LOT ET GARONNE

Les ingrédients Une salade verte batavia ou laitue Une grosse tomate noire bio de Crimée Du magret séché Quelques fraises rond...