lundi 9 avril 2012

Agneau du Lot et Garonne aux pruneaux

Edito : Pour ce lundi de Pâques j'avais réservé de l'agneau chez mon fermier. De l'agneau du Lot et Garonne bien sûr, alors le plus bel accompagnement, celui qui ne pouvait que convenir, c'était le pruneau. En entrée c'est de tradition chez nous, les oeufs mimosa au thon sur un lit d'oignons nouveaux et de tomates de Marmande, enfin en dessert des profiterolles et les premières fraises guariguettes.
Une après-midi simple et douce à regarder les rayons du soleil qui se glissent au travers des bouquets blancs de fleurs de cerisier, à humer les lilas. A entendre là-bas dans le lointain les cloches de mon village qui marque le temps, tout le temps, celui qui s'enfuit en nous laissant souvenirs et regrets. Une après-dinée à baguenauder (j'aime ce verbe issu de l'occitan) dans le jardin et le verger à rendre visite aux arbres, au petit étang tout en bas qui nous régale une fois l'an de sa friture, au chemin et ses petites merveilles. En me promenant ainsi le chien sur mes talons je pensais à la très belle phrase de mon ami Pierre Sansot philosophe écrivain (hélas disparu) :

"Flâner, ce n'est pas suspendre le temps mais s'en accommoder sans qu'il nous bouscule."

La flânerie plait au solitaire. Il ne faut pas chercher à stopper le temps mais à s'en faire un allié. Il y a tant de choses à découvrir en ce moment pour nos yeux le renouveau de la nature est là. On ne perd pas son temps, la flânerie et la contemplation sont de proches coussins qui nourrissent notre aventure intérieure.
                                                                                                                                                                   

 Il faudra pour 4 personnes dans votre panier et vos placards
800 g d'agneau pas gras
28 gros pruneaux d'Agen
2 oignons des Cévennes
16 abricots déshydratés
1/2 cuillère à café de curcuma
1/2 cuillère à café de cannelle
10 g de beurre
1 bouillon cube de volaille
1 cuillerée à soupe de Maïzéna
2 cuillerées d'huile d'olive

* Dans une casserole mettre 50 cl d'eau et les pruneaux. Porter à ébullition. Baisser le feu.
* Dans une cocotte mettre les 2 cuillerées d'huile d'olive et les 10 g de beurre faire chauffer. Mettre les deux oignons coupés en rondelles fines. Couper la viande en cube de 50 g environ (on fait ça au pif) et mettre les cubes à revenir dans la matière grasse, bien remuer pour faire saisir la viande sur toutes ses faces.
* Ajouter le curcuma et la cannelle ainsi que le bouillon cube de volaille.
* mettre la cuillerée de maïzena bien remuer. Verser d'un coup les pruneaux et l'eau de la casserole Ajouter les abricots. Saler et poivrer.
* Couvrir et laisser mijoté à feu moyen pendant 45 minutes, rajouter en milieu de cuisson un peu d'eau si nécessaire.
* Pendant ce temps préparer de la semoule de coucous à grains moyen ou faites cuire à la vapeur quelques pomme de terre rattes.


 
La viande d'agneau n'est pas forte, elle est à peine typée. Servir un vin peu charpenté comme un Côte Roannaise.

N'oubliez pas d'aérer le vin en le versant dans une carafe, il dégagera mieux son arôme. Quand vous l'aurez carafé le mettre dans un endroit frais ce vin se boit à 10°.

Je vous souhaite une belle fin de journée douce et sereine.

Pounti auvergnat

Voici un plat traditionnel auvergnat. Plat paysan qui utilise les produits de la ferme et du jardin potager. On dit l'Auvergnat pingre ...