la salade lyonnaise

Cette semaine je vous emmène pour une excursion dans la ville de Lyon et je vous parle de ses sites et de sa gastronomie...
La salade Gnafron ou salade lyonnaise... J’ai retrouvée une ancienne photo du Parc de la Tête d’Or, au temps ou le petit théâtre de Guignol animait les jeudi après-midi. Je garde un souvenir ravit de ce grand parc situé au cœur même de la Ville de Lyon, qui se parcours comme un monument historique, c’est en 1857 que débute sa création qui durera 5 ans. Il y a le Lac avec son auberge lyonnaise, ses barques, ses saules pleureurs si romantiques qui balancent leurs branches souples dans l’eau. Plus loin les immenses pelouses qui entourent des groupes d’arbres centenaires certains platanes atteignent 40 mètres de haut. La pelouse dites des « ébats » où l’on vient en famille prendre un piquenic dès les beaux jours. Les enfants y font des roulades, des « cupelettes », jouent au ballon. Dans les allées sablées où il fait bon marcher on croisent des promeneurs détendus, des enfants à vélo, et même au détour d’une allée un clos lyonnais, cet endroit typique où les hommes jouent au jeu de boules lyonnaises, lieu convivial avec sa petite buvette aux tables vertes, où l’on boit un beaujolais servit au pot, cette curieuse bouteille qui fait 47 cl et qui a un épais « cul de bouteille » trompeur. Au mois de mai, la roseraie internationale enchante les yeux, l’odorat, les coloris explosent. Sur les bancs, ils sont nombreux les lecteurs, un livre à la main, les yeux mi-clos, qui rêvent à des contrées lointaines…. En hiver on peut venir flâner dans le jardin botanique et admirer toutes les merveilles végétales de notre planète. Un lieu que les enfants adorent c’est le jardin zoologique… Moi je me souviens d’un matin dans le parc au mois de novembre, le brouillard du Rhône estompait tous les contours, aucun bruit de la ville ne parvenaient jusqu’ici. J’étais seule. Malgré la fraîcheur, je me suis assise sur un banc pour manger un croissant, quand une petite flamme rousse surgit de la ouate brumeuse, habitué à la présence bienveillante des humains, l’écureuil s’approcha, nous avons partagé mon croissant et un beau moment de vie. Tout en triant la salade frisée, « tiens un petit escargot ! », j’ai eu l’idée de retrouver le goût sensuel de la salade lyonnaise ou salade Gnafron, pendant que ma salade s’égoutte, j’ai fais bouillir de l’eau avec un grand verre de vinaigre blanc, je casse mes œufs dans un ramequin et je les verse doucement dans l’eau frémissante 3 minutes pas plus. A l’aide de l’écumoire je sors les œufs que je pose sur une assiette recouverte d’un torchon propre. Dans mon grand saladier en grès je fais une sauce vinaigrette, une petite cuillerée de moutarde de Dijon, un peu de sel un peu de poivre, une bonne cuillerée de vinaigre de vin, 3 cuillerées d’huile d’olive, et je touille bien. Dans la petite poêle je fais revenir des petits lardons et des gésiers de volaille. Je mets ma salade bien essorée dans la sauce et je la mélange avec les mains, je l’enrobe de sauce, je dépose sur le dessus les lardons et les gésiers grillés, enfin je pose les œufs en faisant bien attention de ne pas les crevés. Et pour finir en souvenir du petit écureuil je parsème d’éclats de noisettes. Avec des rondelles de pain de campagne grillées comme c’est bon... Gnafron c’est le copain de Guignol mais c’est surtout un « lichendier » il aime le Beaujolais. Tiens d’ailleurs avec ma salade un verre de Beaujolais nouveau irait bien. A Lyon coulent trois fleuves, le Rhône, la Saône et le Beaujolais, ce n’est pas Guignol qui va me contredire. Bon appétit….
Pour la salade Gnafron il vous faudra pour 4 personnes :
Une belle salade frisée 4 gros œufs Un grand verre de vinaigre d’alcool 100 g de lardons de porc 100 g de gésiers de volaille Du pain grillé Et pour votre sauce : 1 cuillerée à café de moutarde de Dijon 1 cuillerée à soupe de vinaigre de vin 3 cuillerées à soupe d’huile d’olive Du sel et du poivre

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