Saucisson au Beaujolais et Cervelle de Canut

Elle domine toute la ville sur laquelle elle veille, c’est la basilique Notre-Dame de fourvière. Une visite s’impose pour l’édifice situé sur une colline mais également pour la vue panoramique sur toute la ville de Lyon. Lyon, capitale des Gaules, comme Rome est entourée de sept collines, son nom romain est Lugdunum. Sa création date de plus de 2000 ans. Une légende circule, lors d’une grande épidémie de peste, les lyonnais voyant la maladie fondre sur la ville se mirent en prière. Jour et nuit, montait vers le ciel une grande ferveur. Pendant toute la durée de l’affreux fléau les Avé Maria se succédèrent, on promis à la Vierge Marie une grande basilique si la Ville était préservée, elle le fût et les lyonnais du plus riche au plus pauvre tinrent parole. Une grande fête commémore cet évènement le 8 décembre jour de l’Immaculée Conception c’est la fête des lumières. Les fenêtres lyonnaises sont ornées de milliers de verres multicolores dans lesquels brûle une petite bougie. C’est simplement féerique. Les vitrines des magasins font preuve d’imagination artistique et dans les rues piétonnes la foule immense déguste les marrons grillés et le vin chaud. Depuis Fourvière on peut redescendre sur la ville par le musée gallo-romain, qui retrace toute l’époque antique de la cité. Prendre son repas dans un « bouchon » sorte de bistrot-restaurant, est un des grands plaisirs gastronomiques qu’offre la ville. Le saucisson y est roi. Ca tombe bien, j’ai sorti du congélateur un beau saucisson à cuire, dans le cellier je suis allée chercher une bouteille de Beaujolais, et la cheminée où flambe un bon feu depuis ce matin m’offre des braises en quantité, il me faut encore un rouleau de papier aluminium et des vieux journaux voilà j’ai tout… Je pique le saucisson à cuire avec une petite aiguille pour que le vin pénètre à l’intérieur. Autour du rouleau à pâtisserie j’enroule plusieurs fois mon papier aluminium en laissant libre 3 ou 4 cm vers le bas, je ferme le fond comme une grosse papillote, et je sors le rouleau à pâtisserie, je glisse dans la papillote le saucisson et pendant que je le tient bien droit, mon fils verse délicatement le vin à l’intérieur, quand le saucisson baigne dans le généreux liquide, je ferme le haut de la papillote. J’ai donc une sorte de gros bonbon en aluminium que je roule dans un journal entier mouillé au préalable. Emprisonné dans ce cocon humide, je dépose dans la cheminé le saucisson et je le recouvre de braises et de cendre. Il va cuire lentement 1h 30 environ en absorbant tout le liquide. Pendant ce temps je vais faire une « Cervelle de Canut » je brasse du fromage blanc avec un pot de crème, je sale, je poivre, je cisèle une belle botte de ciboulette et j’écrase une ou deux (suivant le goût) gousse d’ail, je brasse le tout. Je sors de la cheminée le saucisson, je le déshabille. Vous l’entendez chanter : « Déshabillé moi, déshabillé moi, mais pas tout de suite, pas trop vite » ce qui est certain c’est que je le coupe et que mes gourmands vont le manger accompagné de larges tranches de pain sur lesquelles s’étale la cervelle de canut, et le rubis du Beaujolais scintille dans les verres à pieds, le feu crépite, nous sommes bien… Pour le saucisson au Beaujolais il faut : 1 gros saucisson à cuire 1 bouteille de Beaujolais Du papier aluminium Et un journal En accompagnement du saucisson des pommes de terre vapeur avec un peu de beurre Pour la cervelle de canut : 500 g de fromage blanc égoutté 1 petit pot de crème Deux gousses d’ail Une belle botte de ciboulette Du sel du poivre

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